Benoît XVI, dans son encyclique sur l’espérance, parle de la souffrance.
Evidemment, tout doit être tenté
pour éliminer la souffrance.
Mais la souffrance demeure.
Nous pouvons chercher à lutter.
Mais, un jour, nous devons faire face.
Ce n’est pas le fait d’esquiver
la souffrance qui guérit l’homme,
mais la capacité d’y trouver un sens
par l’union au Christ…
Le Synode a invité à la proximité.
Évidemment, en premier lieu,
à la proximité avec ceux qui souffrent.
Et le Pape, comme en écho, invite à accepter
la souffrance de l’autre, à l’assumer de manière
qu’elle devienne la nôtre.
La souffrance isole… rend seul (solatio).
Souffrir avec l’autre donne
une « con-solation ».
Souffrir avec l’autre. Que c’est difficile !
Comment être suffisamment et véritablement présent pour ouvrir un espace à une personne, malade ou mourante, dans lequel elle puisse trouver sens à ce qu’elle vit ?
Or, il arrive que la proximité de la mort ouvre
à des expériences « spirituelles »,
comme
le sentiment de « communion » avec le monde
environnant, avec un Autre, avec une image
de Dieu (!) comme Père ou comme Mère,
avec le Christ ou l’Église : ces expériences
ont besoin d’être accueillies, respectées...
et éclairées – dans le respect de chacun et
de son mystère.
Je sais qu’aujourd’hui il est quelquefois
difficile de parler de Dieu au chevet
d’un malade.
Cela ne vient pas ! Cela peut être du respect… mais peut être aussi un abandon
à une solitude désespérée.
N’ayons pas peur !
Michel Dubost
Evêque d’Evry- Corbeil Essonnes