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La réconciliation

La réconciliation

Un sacrement Pour qui ? Pour quoi ? Dans quel But ?
Comment cela se passe t’il ? Le déroulement Plusieurs fois
Cela a t’il un coût ? Et après ? Questions diverses
Vocabulaire Prière Catéchisme de l’Eglise
Liens - Bibliographie

« Recevez le Saint Esprit. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. » (Jean 20, 22-23)

Le sacrement

Jésus a passé sa vie à réconcilier les hommes et les femmes de son temps. Ce sacrement permet alors :
- de faire l’expérience libératrice de la miséricorde de Dieu
- de retrouver la fraîcheur de la grâce de son baptême
- de retrouver pleinement la communion de l’Église.
À sa suite, et à sa demande, l’Église continue cette mission.

A qui est-il destiné ?

À chaque baptisé ayant atteint l’âge de la raison et dont les dispositions intérieures le permettent et qui le désirent.

« Si le méchant se détourne de tous ses péchés qu’il a commis, s’il observe tous mes commandements, s’il pratique le droit et la justice, il ne mourra pas , il vivra ». Ez 18, 21.

Dans quel but ?

- d’examiner humblement sa conscience dans la prière et la confiance, à la lumière de la Parole de Dieu
- de rencontrer un prêtre, de faire en vérité l’aveu de ses manquements à l’amour (péché)
- de s’engager, avec la grâce de Dieu et la certitude de son pardon, dans un chemin de conversion.

« Donne-nous, Seigneur, un cœur nouveau, mets en nous, Seigneur, un esprit nouveau ». Ps 50

Comment cela se passe-t-il ?

Les lieux :
- L’endroit traditionnel de la confession est le confessionnal dans les églises.On peut aussi :
- Dans un bureau d’accueil dans l’église.
- Au presbytère au bureau du prêtre
- En plein air surtout dans les grands rassemblements.
- A la maison surtout pour les malades ou les personnes à mobilité réduite.
- A l’hôpital pour les malades.
- En prison.

Les acteurs :
- Le Christ rendu présent par le prêtre.
- Un fidèle qui accomplit une démarche personnelle auprès d’un prêtre avec aveu, demande de pardon et absolution.
- Une communauté, pendant une célébration pénitentielle communautaire.

Préparation matérielle :
- La présence d’un prêtre disponible.
- Un endroit propice à l’échange, à l’écoute et à la prière.
- La parole de Dieu.

La préparation spirituelle.
- La première préparation, ce qui donne goût au sacrement de la réconciliation, c’est cette invitation et de l’importance de ce sacrement que le prêtre développe au cours des célébrations.
C’est aussi l’initiative du pénitent à :
- reconnaître son péché
- le regretter
- prendre la résolution et les moyens de le réparer si possible avec l’aide de Dieu
- ne plus pécher

Le déroulement

Se confesser est une démarche de l’homme vers Dieu qui se passe en quatre temps :

-  1. S’accueillir mutuellement
Le pénitent, à genoux devant le prêtre, fait le signe de Croix :
Au nom du Père et du Fils, et du Saint-Esprit.
Amen.
Bénissez-moi, mon Père, parce que j’ai péché. Je confesse à Dieu Tout-Puissant, je reconnais devant mes frères, que j’ai péché en pensée, en parole, par action et par omission ; Oui, j’ai vraiment péché.

Le prêtre invite le pénitent à la confiance en Dieu en disant :
Que le Seigneur vous inspire les paroles justes et les sentiments vrais pour confesser avec contrition vos péchés.

-  2. Ecouter la parole de Dieu
Le pénitent peut alors dire quelques mots de la Sainte Ecriture ayant trait à la miséricorde de Dieu et au repentir, par exemple :
Seigneur, tu sais tout, tu sais que je t’aime (Jn 21, 17).

-  3. Confesser l’amour de Dieu en même temps que notre péché

  • Examen de conscience
    Mon Père, je ne me suis pas confessé depuis... J’ai reçu l’absolution. J’ai accompli ma pénitence.

    Mon Père, je m’accuse... (tous les péchés mortels commis depuis la dernière confession valide ; les péchés véniels dont on se souvient. Ne pas oublier le nombre de fois ainsi que les circonstances qui peuvent affecter la qualification morale des actes.)

  • Reconnaissance et aveu
    Mon Père, je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux dont je ne me souviens pas, de tous ceux de ma vie passée, en particulier de ceux que j’ai commis contre (tel commandement ou telle vertu).
    Je demande pardon à Dieu pour tous les manques d’Amour que j’ai commis, ceux auxquels je pense et ceux auxquels je ne pense pas et à vous, mon Père, pénitence et absolution, si vous m’en jugez digne.
  • Signe de conversion
    C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute. C’est pourquoi je supplie la Vierge Marie, les anges et tous les saints, et vous aussi, mon Père, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.
    Le prêtre lui donne des conseils opportuns, lui impose une pénitence et l’invite à manifester sa contrition.
  • Prière et contrition
    Acte de contrition
    Mon Dieu, j’ai un très grand regret de t’avoir offensé, parce que tu es infiniment bon, et que le péché te déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de ta sainte grâce de ne plus t’offenser et de faire pénitence.

-  4. Accueillir le pardon de Dieu pour en être les témoins
Pour l’absolution des péchés, le prêtre en étendant la main vers le pénitent trace sur lui un signe de croix. Il dit la formule de l’absolution des péchés
"Que Dieu notre Père vous montre sa miséricorde. Par la mort et la résurrection de son Fils, il a réconcilié le monde avec lui et il a envoyé l’Esprit Saint pour la rémission des péchés. Par le ministère de l’Église, qu’il vous donne le pardon et la paix. Et moi, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, je vous pardonne tous vos péchés". (Le prêtre peut dire seulement cette dernière phrase qui est le cœur de ce sacrement : "Et moi...péchés).
Le pénitent répond : Amen.

Le prêtre invite à l’action de grâce :
Que la passion de Jésus-Christ, notre Seigneur, l’intercession de la Vierge Marie et de tous les saints, tout ce que vous ferez de bon et supporterez de pénible contribuent au pardon de vos péchés, augmente en vous la grâce pour que vous viviez avec Dieu.

Le prêtre renvoie le pénitent :
Allez dans la paix du Christ, priez pour moi et accomplissez votre pénitence.

Le pénitent se retire. Il peut alors se recueillir quelques instants pour :
- rendre grâce à Dieu pour le sacrement qu’il vient de recevoir,
- demander au Seigneur de pardonner les éventuelles imperfections de la confession,
- accomplir dès que possible la pénitence, et réfléchir aux conseils et avis du confesseur pour bien les graver dans son cœur, et formuler les résolutions opportunes.

Prière après la confession
Après la confession, il est possible de formuler de tout son cœur cette prière sans oublier de pratiquer la pénitence que nous a donné le prêtre :
« Je te rends grâce, mon Dieu, de m’avoir pardonné mes péchés et reçu à nouveau dans ton amitié. Je te demande, par les mérites de ton Fils Jésus-Christ et de sa très Sainte Mère, la Vierge Marie, et de tous les saints, de suppléer par ta miséricorde à tout ce qui, de par ma misère, a manqué de contrition, de pureté et d’intégrité dans cette confession. Je te redis que je prend la ferme résolution et les moyens de ne plus pratiquer les péchés dont je viens de m’accuser ».
Sans oublier la pénitence que le prêtre nous conseil de faire.

Les attitudes
Pour recevoir la parole de Dieu et en découvrir les appels, prêtre et pénitent sont assis. Arrive le moment de la confession : en prenant une nouvelle attitude corporelle, prêtre et pénitent soulignent la particularité de cette démarche.
"Selon la disposition des lieux, prêtres et pénitent se mettent dans l’attitude de prière qui leur convient le mieux, au moment de donner et de recevoir le signe sacramentel du pardon de Dieu"
La posture du prêtre, au moment où il va prononcer la parole qui relève, évoque le Seigneur ressuscité qui relève les morts : c’est la position debout. La posture traditionnelle du pénitent est celle de l’agenouillement, qui suggère sa fragilité et son désir d’être relevé ; l’abaissement puis le relèvement constituent une belle appropriation du mystère pascal. À genoux, le pénitent garde les yeux fermés ou fixés sur la croix ou l’icône.

La prière avant l’absolution
Après le dialogue et avant l’absolution, cette prière peut-être prononcée par le prêtre et le pénitent ou par le pénitent seul.
"Elle permet de faire le lien avec le dialogue précédent, qui relève Dieu à l’oeuvre dans la conversion du pénitent, et la parole sacramentelle qui révèle le pardon" (Rituel p 38)

Prière commune du prêtre et du pénitent
"Chaque fois que c’est possible, prêtre et pénitent prient ensemble" (Rituel p 39)
Par cette prière commune , le rituel montre bien que le sacrement a trois acteurs : Dieu, l’Eglise et le pénitent. Dans le cas où la rencontre a pris la forme d’un long entretien, prier ainsi permet de se situer dans l’ordre de la grâce et non pas seulement dans l’ordre du conseil ou de l’écoute.

« C’est par sa foi au Christ et non par ses propres mérites que l’homme pécheur est justifié ». Rm3

Peut-on recevoir plusieurs fois ce sacrement ?

Oui,nous pouvons nous réconcilier autant de fois que cela est nécessaire. Toutefois, il nous est conseillé de le vivre à la lumière de la Parole de Dieu.
Cette parole de Dieu, comme une lumière, nous permet de voir au fond de nous nos manquements et nous révèle l’amour et la miséricorde de Dieu. Ceci nous porterait à ne pas faire cette démarche par routine, mais aussi à ne pas la négliger.

Combien cela coûte-t-il ?

Rien du tout. Notre désir, notre volonté suffisent.

Et après ?

L’Église rappelle dans la célébration des sacrements l’urgence et la nécessité du sacrement de la réconciliation. Ainsi l’occasion :
- de la messe
- des retraites
- des récollections
- des pèlerinages
sont des moments privilégiés pour vivre ce sacrement individuellement et collectivement.
Aussi l’Église conseille-t-elle à tous les baptisés qui ont la possibilité et les moyens de se trouver un directeur spirituel. Cela aide à accompagner et à faire un cheminement spirituel.

Questions diverses

-  Y-a-t-il des conditions pour recevoir le sacrement de pénitence ?
Comme pour tous les sacrements, hormis le baptême, « porte des sacrements » ! –, la première condition pour recourir au sacrement de réconciliation est d’être baptisé et membre de l’Église Catholique.
Reconnaître le péché ne suffit pas, il faut encore le regretter, et prendre la résolution (et les moyens) de le réparer si possible et, avec l’aide de Dieu, et surtout de ne plus pécher.
Il n’est donc pas possible de recevoir le pardon (et ce serait un mensonge de le demander) si je ne choisis pas de m’amender, de me convertir et de fuir les occasions proches de péché. Cela ne signifie pas que je ne retomberais pas, cela signifie que j’ai la volonté ferme de ne pas retomber et que je suis prêt à en prendre tous les moyens qui sont à ma disposition. Cela signifie que je choisis en vérité de m’engager dans une relation d’amour renouvelée avec Dieu en quittant ce qui, dans ma vie, s’oppose à cette relation.
C’est pourquoi certaines situations ne permettent pas, hélas, de se présenter aux sacrements.

-  Pourquoi faut-il passer par un prêtre ?
Le Prêtre est là au nom du Christ pour nous dire à quel point Dieu nous aime, puis pour nous aider concrètement à nous relever, à trouver des moyens de ne plus nous faire mal en tombant. Avec le prêtre, on engage un dialogue dans le sacrement de la réconciliation.

-  Que peut nous apporter le sacrement de réconciliation ?
Le sacrement de réconciliation apporte une réponse significative à l’exigence de la communication dans notre société. Il répond à un besoin profond du cœur humain. Ce sacrement nous procure la paix du cœur, allège notre conscience sur laquelle pèse parfois une forte culpabilité qui n’a rien de chrétienne. Il nous donne aussi une force pour nous guérir de nos faiblesses et apporte un élan à notre vie chrétienne.

-  L’Église ou un prêtre peuvent-ils refuser d’accorder le pardon, de donner l’absolution des péchés à celui qui se confesse ?
On peut être étonné par l’idée que l’Église peut refuser de donner le pardon. Cependant Jésus a donné à l’Église la mission de remettre ou de retenir les péchés c’est à dire le pouvoir de pardonner ou non. Dans une démarche d’amour éclairée par l’Esprit Saint, elle doit juger ce qui est meilleur pour le pécheur. Elle peut différer le pardon pour le conduire à aller plus loin.
Exceptionnellement, un prêtre peut donc refuser de donner l’absolution des péchés ou différer l’absolution des péchés. Ce n’est pas à cause de la gravité du péché, car tout péché peut être pardonné. Mais ce peut être en raison d’une contrition insuffisante, si le pécheur n’accepte pas d’éviter l’occasion qui le conduit au péché, si le pécheur reste dans un état où une situation de péché ou en raison du refus de réparer un tort très grave. Dans ces cas là, le prêtre n’a pas le pouvoir de donner l’absolution sacramentelle des péchés.

-  Peut-on se confesser par téléphone ?
La confession comme une démarche personnelle, humble ne peut se faire par téléphone.
Les évêques de France déclarent qu’elle est invalide.

-  Y-a-t-il un Secret de la confession ?
Le prêtre qui donne le sacrement de réconciliation doit garder absolument le secret sur ce qu’il a appris par le sacrement. Selon le Code de Droit Canonique, le secret de la confession est absolu. Il ne souffre d’aucune exception.

-  Le prêtre peut-il dénoncer une faute ?
Le prêtre est tenu par la très stricte obligation de ne révéler absolument rien de ce que le pénitent a dit en vue de recevoir l’absolution, sous peine d’encourir des sanctions très sévères. C’est pourquoi si un prêtre était interrogé sur ce qu’il a entendu en confession, il serait dans la vérité en disant qu’il ne sait rien et n’a rien à dire.
Par contre, en entendant le pénitent avouer des fautes qui peuvent avoir des conséquences graves pour autrui, le prêtre peut, s’il le juge nécessaire, lui faire l’obligation de se dénoncer auprès de son autorité compétente ou auprès des autorités publiques et subordonne l’octroi de l’absolution à l’accomplissement, au moins à la ferme résolution d’accomplir cette condition.
Si un prêtre est mis au courant en dehors de la confession d’une affaire de pédophilie, notamment d’abus sexuel de mineurs, il est tenu de dénoncer cet acte aux autorités compétentes.

Vocabulaire

- L’Aveu : Implique de reconnaître comme sien le péché accusé et, en même temps, de se distinguer de se péché. En avouant, je montre que je ne veux pas être identifié à cette action.

- Confession générale : À l’occasion de grandes étapes ou de circonstances importantes de leur vie, l’Église conseille volontiers à ses membres de se mettre en présence de Dieu par une confession qu’on appelle « générale »

- Confessionnal : Meuble d’église qui est conçu pour assurer secret et discrétion aux confessions.

- Confesseur : Le ministre du sacrement de pénitence et de réconciliation.

- Indulgence plénière : Remise entière de la peine temporelle due au péché ; la remise de la peine n’est pas la remise du péché, celle-ci étant le fruit du sacrement de la réconciliation.

- Absolution : Est le fait d’absoudre quelqu’un de sa faute, c’est-à-dire de lui pardonner. C’est le pardon des péchés par Dieu, que le prêtre prononce au nom de celui-ci en donnant le sacrement de pénitence et de réconciliation.

- Contrition : C’est le regret du péché. C’est une réponse de l’homme au don d’amour que Dieu lui donne.

- Satisfaction : C’est faire sa pénitence. Il ne s’agit pas d’une punition mais d’un geste à accomplir ou d’une prière qui exprime un merci pour la réconciliation obtenue et la volonté de repartir avec un cœur nouveau.

- Examen de conscience : C’est un regard critique porté sur sa propre conduite. Un moyen de se préparer à recevoir le sacrement de pénitence-réconciliation.

Prière

« O Seigneur, tu connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Je viens donc vers toi parce ce que je sais ce que je t’ai fais. J’ai négligé tout le bien que tu m’as enseigné et je me suis éloigné de toi. Maintenant que ta grâce m’a éclairé pour que je comprenne tout le mal que j’ai fais, je viens humblement te demander assistance et réconfort. Aide-moi à me dépouiller et à rester toujours avec toi et rends moi la joie d’être sauvé. »

Ce que dit le catéchisme de l’Église catholique

Les effets spirituels du sacrement de pénitence sont :
- La réconciliation avec Dieu par laquelle le pénitent recouvre la grâce ;
- La réconciliation avec l’Église ;
- La remise de la peine éternelle encourue par les péchés mortels ;
- La remise, au moins en partie, des peines temporelles, suites du péché ;
- La paix et la sérénité de la conscience, et la consolation spirituelle ;
- L’accroissement des forces spirituelles pour le combat chrétien.

Liens relatifs au sacrement de réconciliation

  • Pour découvrir
    Comment célébrer la pénitence et la réconciliation ?
    Comment faire un examen de conscience aujourd’hui ?
    Comment vivre le pardon et la réconciliation dans la célébration eucharistique ?
    www.liturgiecatholique.fr/.pour aller plus loin
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    La célébration pénitentielle et l’absolution collective
    Qu’est ce que c’est la confession des péchés ?
    Où se confesser ?
    Le sens, l’origine et l’histoire du sacrement de réconciliation ?
    Qu’est ce que c’est que le péché ?
    La confession et ses difficultés ?
    cybercure.catholique.fr

Bibliographie

- Catéchisme de l’église catholique
- Théo, Nouvelle encyclopédie catholique
- Rituel du sacrement de la réconciliation

Le catéchisme : viens vivre une expérience
Vidéo réalisée par l’Église catholique en Île-de-France.
La Croix