A la fin du mois, les Nations Unies vont débattre de la situation dans les territoires que les chrétiens aiment appeler la Terre Sainte.
Nous connaissons tous les éléments fondamentaux du drame qui s’y déroule.
D’un côté, le peuple palestinien qui s’y pense chez lui… et qui aspire à la liberté après des siècles d’occupation turque, anglaise ou israélienne.
De l’autre, le peuple juif qui s’y pense chez lui et rêve de trouver dans ce pays la paix et la sécurité qui lui ont trop souvent manqué alors qu’il vivait dispersé. Même lorsqu’il n’est pas croyant, ce peuple se sert de la Bible comme d’un cadastre.
Et une guerre sans fin.
Les protagonistes sont divisés.
La société israélite ressemble à une mosaïque dont chaque morceau vit à côté de l’autre, mais de manière séparée.
Le peuple palestinien lui aussi est morcelé : les palestiniens de Gaza, de Cisjordanie, de Jérusalem-est, et ceux qui ont la nationalité israélienne ne se ressemblent pas.
Chaque camp a ses extrémistes.
Les crimes des extrémistes palestiniens sont connus parce que largement diffusés.
On parle beaucoup plus rarement de ceux des extrémistes juifs. Qui sait que le 5 septembre dernier, par exemple, un professeur et une étudiante de l’université de Bethléem ont été pris chacun dans de véritables guets-apens sur la route de Naplouse à Ramallah, et que les soldats israéliens ont refusé de les protéger contre les colons qui en voulaient à leur vie ?
Le monde entier pense que la prolongation du conflit est absurde et dangereuse pour la paix du monde. Aujourd’hui, beaucoup savent que reconnaître un État palestinien marquerait une avancée vers une solution. Cela dit, chacun sait que, pour le moment, cet État, même reconnu internationalement serait un État pas tout à fait comme les autres et limité dans ses prérogatives.
Aux politiques de trouver une solution.
A nous chrétiens de soutenir ceux qui veulent avancer vers cette reconnaissance et garantissent la sécurité des uns et des autres.
A nous aussi de prier : la paix ne peut s’établir que si les cœurs le souhaitent.
Mgr Michel Dubost
Évêque d’Évry – Corbeil-Essonnes
Le 19 septembre 2011