
Une longue histoire s’achève pour la grande maison du 4, rue Sainte Geneviève.
En 1952, elle ouvre ses portes à une cinquantaine de soeurs dont beaucoup viennent d’être expulsées de Chine à l’arrivée de Mao Tse Tung et du parti communiste chinois.
L’espace de la maison permet alors d’y entreprendre beaucoup d’activités au service de la population d’Epinay : ouverture d’un dispensaire de soins avec service d’infirmières à domicile, création d’un jardin d’enfants, accueil de nombreux groupes chrétiens, adultes et enfants, atelier d’artisanat. Durant plusieurs générations, les soeurs âgées et malades trouvent en cette maison un lieu de repos et de soin. La construction d’une grande salle sur une partie du parc, aujourd’hui salle municipale Georges Pompidou, est mise à la disposition de la communauté chrétienne qui ne dispose, à l’époque, d’aucun lieu de culte.
L’arrivée de populations nouvelles demande l’ouverture d’équipements municipaux plus adaptés aux besoins. Les soeurs sont alors amenées à collaborer à des créations associatives : apprentissage du français, alphabétisation, soutien scolaire etc...). L’une d’entre elles assure la garderie des enfants durant les messes célébrées dans la nouvelle église Damien de Veuster. Une dizaine de nos voisins vont bénéficier d’un jardin potager et des ruches sont installées à proximité du verger. L’atelier d’artisanat est toujours très actif.
La communauté d’Epinay est aussi très appréciée comme lieu de repos et de retraite spirituelle. L’Eucharistie dominicale et de semaine célébrée dans la chapelle de la maison rassemble amis et voisins avec la communauté.
Au fil des ans, les soeurs qui font vivre la maison aspirent à un repos bien mérité. Il nous faut donc envisager, non sans regrets, la fermeture de cette grande maison à la fin de l’été prochain. L’association propriétaire de la maison est en pourparlers avec différents partenaires pour déterminer son avenir. Tout se fera en lien avec Monseigneur Dubost, au courant de la fermeture, qui sera tenu régulièrement informé de l’évolution de ce dossier conformément aux exigences du droit canonique.
Quant à nous, soeurs de la communauté d’Epinay, nous nous préparons à poursuivre notre mission en d’autres lieux où les auxiliatrices sont présentes, Paris, Chartres, Pau, Cannes et Lyon. Pour rester en lien très étroit avec nos soeurs de Quincy, quelques-unes d’entre nous vont ouvrir une nouvelle communauté à proximité du Centre Desfontaines pour la rentrée prochaine.
A l’image de nos soeurs de Chine qui, en 1952, devaient quitter Shanghai, nous voici appelées à nous déplacer à nouveau pour continuer à servir de diverses manières là où nous serons envoyées.
La communauté des Auxiliatrices d’Epinay