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Octobre 2006


cf. Mc 2. 18-22

Il existe bien des formes de jeûne aujourd’hui :
le jeûne médical (avant un examen, une opération),
le jeûne maladif (l’anorexie),
le jeûne politique (la grève de la faim),
le jeûne idéologique (le jeûne végétarien),
le jeûne inévitable (celui imposé par la pauvreté)...
et le jeûne religieux (celui de l’Islam et du bouddhisme).

Dans cette panoplie, où se situe le jeûne chrétien ?

Il peut être solidarité avec les pauvres - en éprouvant ce qu’ils éprouvent (et nos frères musulmans nous montrent que le jeûne peut être l’occasion de faire attention aux pauvres).
Il peut être pénitence - effort pour reconnaître ses erreurs et ses fautes et volonté d’en demander pardon.
C’est un aspect important du jeûne dans l’Écriture.
Il doit être expression d’un acte de foi qui veut s’inscrire symboliquement dans la chair :
« Seigneur, tu es plus important dans ma vie que ne l’est la nourriture.
J’ai faim de toi... et je prends du temps pour le dire ! ».


S’imposer le jeûne peut être orgueilleux.
Il peut y avoir une mauvaise joie à s’imposer une Loi et à faire un exploit.
Le Christ le reprochait aux pharisiens !
Mais il existe une autre forme d’orgueil.
Celle qui consiste à dire : je n’ai pas besoin de cela...

Au fond, ce refus est souvent un refus de la vie spirituelle :
« J’agis, je fais ce que j’ai à faire et cela suffit ! »

Cela suffit ? Et l’amour ?

+ Mgr Michel Dubost
Évêque d’Évry - Corbeil-Essonnes


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