Le mot " engagement " fait quelquefois démodé.
Je ne sais s’il faut le réhabiliter.
Mais ce que je sais, c’est qu’un chrétien
ne peut être qu’engagé.
Engagé dans sa famille, dans ses loisirs,
dans son travail, dans la cité.
La foi en l’Incarnation - c’est-à-dire la foi
en un Dieu fait homme.
La foi en l’Eucharistie - c’est-à-dire la foi
en la présence de Dieu dans notre monde.
La foi qui n’existerait que dans les idées, n’existerait pas.
Certes la foi seule sauve...
Mais la foi n’existe qu’incarnée.
L’engagement chrétien peut prendre
mille formes,
Moral, politique, associatif, familial, culturel...
Il est toujours au service de l’humanisation,
Et de l’unité du genre humain.
Il est toujours limité et même partiel...
Certains le jugeront toujours partial.
Mais sans engagement - même erroné
sur tel ou tel de ses aspects -
L’homme ne sait pas qui il est : il rêve !
L’engagement suppose l’intelligence,
le choix, le risque.
L’affirmation de soi.
En cette période de Pentecôte
Comment ne pas nous inviter
à oser être nous-mêmes.
Que de lâcheté se cache sous les mots,
" tolérance ", " ouverture à tous "
Si notre engagement pour l’amitié
n’est pas le fruit d’un engagement
A la suite de Celui qui est la Vérité,
le Chemin et la Vie !
† Michel Dubost
Évêque d’Évry - Corbeil-Essonnes