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Foi chrétienne et culture

Le 14 octobre, Mgr Dubost intervenait à Rome devant des responsables de l’Enseignement Catholique sur le thème Foi chrétienne et culture. Comment trouver les moyens de témoigner de Dieu dans notre culture ? Quels défis la culture pose au religieux ? Comment relever ces défis ?

Foi chrétienne et culture

Hier, le Pape a rendu public un Motu Proprio fondant un conseil pour la nouvelle évangélisation. Certains pensent que son but est de faire connaître le nouveau catéchisme… Certes, le nouveau catéchisme est un moyen important, mais je pense que le but de ce nouveau dicastère sera d’aider à trouver les moyens de vivre et parler de Dieu dans un monde où Dieu a été repoussé dans la vie privée, j’allias dire dans le domaine du loisir.
Et, devant vous, c’est exactement le sujet que j’aimerais esquisser : comment trouver les moyens de témoigner de Dieu dans notre culture ?

1 - Qu’est-ce que la culture ?
Pendant longtemps, la culture a toujours été qualifiée (culture des carottes, culture latine). Aujourd’hui, on emploie le mot culture sans qualification. Il peut alors avoir un sens un peu aristocratique (une femme de grande culture)… mais il évoque plutôt ce par quoi une personne peut être pleinement elle-même.
« C’est le propre de la personne humaine de n’accéder vraiment et pleinement à l’humanité que par la culture, c’est-à-dire en cultivant les biens et les valeurs de la nature. Toutes les fois qu’il est question de vie humaine, nature et culture sont aussi étroitement liées que possible.
Au sens large, le mot « culture » désigne tout ce par quoi l’homme affine et développe les multiples capacités de son esprit et de son corps ; s’efforce de soumettre l’univers par la connaissance et le travail ; humanise la vie sociale, aussi bien la vie familiale que l’ensemble de la vie civile, grâce au progrès des mœurs et des institutions ; traduit, communique et conserve enfin dans ses œuvres, au cours des temps, les grandes expériences spirituelles et les aspirations majeures de l’homme, afin qu’elles servent au progrès d’un grand nombre et même de tout le genre humain. »Vatican II, Gaudium et spes, 53
L’homme et la femme ne peuvent pas être libres sans culture. Et toute véritable culture ne trouve son aboutissement que dans la liberté. La culture permet d’être soi-même et d’évoluer en s’adaptant à un monde qui change. Pour l’homme, la culture est liée à la vie et, d’une certaine manière, elle est aussi insaisissable que la vie. La culture permet d’accéder à une compréhension du monde, elle fournit des images et des symboles, elle permet de s’approprier des codes : images, symboles, codes sans lesquels il est impossible de se situer dans le monde, d’avoir une intelligence des situations et des idées d’action.
La culture est largement un héritage… Et le trésor de cet héritage est le langage, la langue. Le langage permet de trouver sa propre identité et de l’exprimer.
Il serait nécessaire ici de placer une réflexion sur la mémoire. Avant l’écriture, nos ancêtres n’avaient pratiquement de mémoires que subjectives : l’écriture a libéré l’homme d’une mémoire conservatrice et archaïque : les mémoires objectives (livre, mémoire d’ordinateur) libèrent de la nécessité de la mémoire subjective… et, libéré de la répétition, une nouvelle manière de regarder le monde, un nouveau langage est possible.
Cela dit… personne ne peut faire face aux problèmes de la vie sans acquisition fine du langage… car, sans possibilité de mettre des mots sur ce que l’on dit, il est facile d’être tenté de s’exprimer par la violence : le langage est capital pour se rencontrer. Les mémoires peuvent aider à se comprendre, mais elles ne parlent pas à notre place.
Notre héritage est aussi fait de techniques : la poussée de la vie qui s’exprime par la technique met à distance de la nature (si l’on veut employer ces mots) et fait entrer dans d’autres manières de voir le monde : de Galilée à Ford, de Branly à Pincus (l’inventeur de la pilule en 1950), les grandes inventions – ou développements techniques – ont changé notre manière de penser… Peut-on être un « honnête homme » aujourd’hui sans savoir conduire ?
Notre héritage comporte aussi un certain lien avec le monde religieux.
Dans la plupart des pays, culture et religion sont étroitement liées. Au Maghreb, l’identité de chacun, sa culture, est à la fois arabe (ou kabyle) et musulmane. En Inde, le rapport au religieux est différent. Dans nos pays occidentaux, il en va autrement… Je n’insiste pas. Aujourd’hui, certains pensent que la modernité est antagoniste du religieux (le religieux est dépassé), alors que d’autres pensent que notre culture demeure liée au religieux, mais pousse à vivre la religion d’une autre manière.
La culture, en permettant un regard particulier sur le réel, crée une distance avec celui-ci et cette distance donne un espace à la liberté.
Toute culture met à distance de ce qui semble être un premier regard.
C’est dans cette distance que naissent les exigences esthétiques et éthiques…
Il est évident que l’environnement dans lequel chacun évolue a une influence déterminante sur cette nécessaire prise de distance.
Aller en classe au lycée Condorcet à Paris… ou à Sainte-Mathilde d’Evry est différent.
A Condorcet… le passé est inscrit dans la pierre, les drapeaux renvoient la question du social, la gare Saint-Lazare celle de l’ailleurs, les commerces de luxe, l’église, la rue « chaude », posent les problèmes de la justice sociale, de la vie chrétienne, de la sexualité.
Sainte-Mathilde : le béton avoisinant ne renvoie pas d’image sociale facile à décoder, sauf celle du consommateur frustré, si l’on se rapproche de la dalle. Par contre, elle offre une vision du monde plus familière, même si une ouverture au monde est suscitée par les différents types de population qui s’y croisent.
Lorsque je parle de possibilité d’éthique, je veux renvoyer à une vision du monde qui se forge nécessairement dans la vie quotidienne, dans ce qu’elle offre comme symboles et comme question pour se comprendre soi-même.

2 - Les défis que la culture pose au religieux :
Il faudrait largement développer ces défis car on ne peut les relever que si on les connaît.
Je voudrais souligner l’importance de trois défis qui semblent majeurs.

2.1. - La crise de l’humanisme
Pendant longtemps, l’homme ne se comprenait lui-même qu’en relation (en dépendance) de Dieu.
Seuls les saints méritaient d’être peints ou statufiés (les rois aussi, mais dans une vision sacrale).
L’icône n’est pas réaliste, car, ce qui lui est important, c’est de montrer le signe du divin sur le visage de l’homme.
Descartes et les Lumières ont voulu penser l’homme à partir de l’homme et voir sa grandeur en lui-même : d’une certaine manière, ils ont magnifié la nature humaine, et même la nature, telles qu’ils les voyaient : Rousseau… est contemporain du Baroque, (même l’Eglise a voulu se situer dans ce courant).
Viennent Nietzsche et les maîtres du soupçon.
« Plus que la mort de Dieu, ce qu’annonce la pensée de Nietzsche, c’est la mort de son meurtrier, à savoir l’homme. » (Michel Foucault). Et il est vrai que le XXème siècle est le siècle de la mort de l’homme : Picasso, Ionesco, Beckett, l’art monochrome, le roman sans histoire, la dérision, le structuralisme qui vide la littérature de ses auteurs, participent, chacun pour sa part, à ce mouvement. Cela dit, le XXème siècle fut sans doute le siècle le plus sanglant de l’histoire ! Il a beaucoup mis à mort !
Pour autant – appuyé sur bien des acteurs du XXème – notre XXIème recherche à dire quelque chose de l’homme : Lévinas regarde le visage de l’autre, Comte-Sponville invente une transcendance horizontale qui permet à l’homme de se dépasser (c’est-à-dire d’être heureux) sans recourir à Dieu… Nous parlons de narrativité, comme pour signifier que, s’il n’est pas possible d’enfermer la vérité dans des définitions, il est possible de rejoindre l’ensemble de la personne… surtout si elle souffre : jamais nous n’avons été aussi attentifs aux victimes… et peut-être même que, devant le violence du monde, la question de Dieu se pose de nouveau (Des hommes et des dieux).

2.2. - Une civilisation planétaire
La recherche d’un nouvel humanisme est peut-être une effet de la « globalisation », de la mondialisation : il y a nécessité de s’entendre, alors que nous ne pensons plus qu’il est possible d’avoir une culture unique dans le monde.
Certes, nous sommes attentifs aux replis identitaires, mais le phénomène principal est celui de la globalisation : des entreprises ont un marché mondial, l’urbanisation, la force des médias, la vitesse, les échanges technologiques (le portable –planétaire- change les relations humaines) conduisent à un effet de déracinement qui rend caduques les représentations traditionnelles, qui laisse peu le temps de réfléchir, qui met en place un environnement artificiel… et brise l’homogénéité des communautés.
Certes, tout ne va pas partout au même rythme… et chacun reçoit ces transformations à sa manière, mais la planète devient consciente de son unité.

2.3. - De nouvelles formes du religieux
Il est difficile de voir clair en ce domaine : la crise religieuse actuelle est-elle une crise des institutions religieuses, ou celle de la religiosité ? D’une certaine manière, la place de Dieu est vacante : son remplacement par le socialisme, la science ou le progrès fait long feu.
Seuls les médias offrent un débouché à la religiosité : la radio comme prière du matin, le fait-divers pour poser les questions de la vie, l’empathie victimaire, la dénonciation du coupable, la recherche du bouc émissaire peuvent le faire croire.
Le pullulement des sectes dans certains coins du monde, les croyances folles (comme l’ésotérisme) ou « sages » se multiplient, tandis que Luc Ferry ou Comte-Sponville semblent s’orienter vers un christianisme sans Dieu et sans Eglise.

3 - Comment relever ces défis ?
Assurément, en étant saint !
Le saint est celui qui sait vivre l’aujourd’hui de Dieu… vivre sa foi dans le monde tel qu’il est (principe d’Incarnation).
Le saint se situe dans le monde, mais ne cherche pas à plaquer une apologétique –une manière de voir- sur le monde ; il veut accomplir le meilleur de son époque.
Il sait trouver ce meilleur… et, le plus souvent, le faire apprécier par ses contemporains.
Il n’est pas possible de chercher le chemin de la sainteté sans contemplation.
Pour autant, je pense que ce chemin aujourd’hui appelle les pédagogues à quelques actions spécifiques.

3.1. - Aborder la question du sens
Chez l’enfant, cette question est naturelle. Elle s’accompagne souvent d’une grande capacité à trouver des métaphores. Cette capacité s’épuise rapidement. Il y a sans doute une question d’âge, mais il y a aussi la découverte que les adultes ne veulent pas répondre à la question de sens telle que les enfants la posent. Je pense que ceci explique bien des difficultés de jeunes et des fuites devant la réalité. Il est vrai que cette question se pose souvent de manière moins intellectuelle aujourd’hui qu’hier, mais souvent plus éthique, esthétique et religieuse.
Je plaiderais presque pour que l’on commence à philosopher en 6ème et que l’on apprenne à distinguer le raisonnement technologique et technique de la réflexion, tout en donnant à cette dernière une place d’honneur.

3.2. - Aborder la question de la responsabilité
Elle flotte dans notre culture et beaucoup de jeunes sont prêts à l’entendre ! Les questions de Lévinas sont pleinement actuelles : accepter de regarder le visage de l’autre tout en acceptent son mystère, découvrir l’altérité et, en même temps, la responsabilité que l’on a à propos de l’autre… L’écologie est une formidable porte d’entrée pour la question de la responsabilité. Elle nous invite à oser parler de création et à clarifier toutes les questions qui naissent à propos de celle-ci. Il nous faut fuir les confusions et autres créationnismes !

3.3. - Se confronter à la question de l’appartenance et de l’identité
La pression sociale pousse à l’individualisation et à la concurrence : la raison fait découvrir la nécessaire interdépendance entre les personnes : sans cette réflexion, on arrive au totalitarisme (je décide pour les autres) ou au libéralisme (je ne m’occupe pas des autres).
La question de l’identité est difficile à aborder dans notre diocèse, et il est important de tout faire pour que chacun puisse être fier de ses parents, de ses origines… et de sa foi.
Nous ne pouvons aider chacun à être soi-même, si nous-mêmes nous n’affirmons pas avec fierté et ouverture ce que nous sommes. Nous n’ouvrons pas au futur si nous n’assumons pas l’héritage que nous avons reçu. C’est en ce sens-là qu’Hannah Arendt affirmait que toute éducation est conservatrice.
Cela dit, permettez-moi de revenir sur l’apprentissage du français. Cela me semble essentiel, même pour ceux qui viennent d’ailleurs : l’apprentissage de langage permet de trouver une place propre, personnelle, dans la société, de pouvoir dire sa différence et de contester sans violence. Autrefois, nous apprenions le français en faisant du latin et de l’anglais (et il est vrai que nos résultats dans ces langues étaient nuls, mais cela nous forçait à réfléchir sur la grammaire et à apprendre le vocabulaire).
Le langage, ce ne sont pas des mots, ou des traces objectives (les rites, les mythes, les symboles) : c’est une manière de permettre d’être moi-même : par le langage, d’où que nous venions, nos ancêtres sont Gaulois, nous sommes de la même famille et nous pouvons nous situer, à notre manière, dans la société.

3.4. - Faire entendre les grands récits de la passion des hommes pour ancrer dans l’humanité
L’humanité n’est pas parfaite, mais elle aspire à se perfectionner, à vivre. Nous, chrétiens, nous pensons que l’on ne peut pas être humain en restant étranger à la souffrance des hommes : le récit de la souffrance appelle à la responsabilité… même si, comme éducateurs, il nous faut aussi faire prendre conscience des limites de chacun : personne, aucun groupe ne peut porter tout le malheur du monde.
Le récit de la souffrance ne peut éviter Auschwitz… mais il ne peut surtout pas éviter le récit de la souffrance de nos voisins de palier, de cité, de département.
Il ne doit pas éviter non plus le récit de la Passion du Christ.
Cela dit, la responsabilité face à la souffrance peut naître des récits de ceux qui ont eu des attitudes exemplaires face à la souffrance. Mon expérience m’a montré qu’il en existe toujours et qu’aucun drame ne se déroule sans faire naître des justes. Des jeunes de nos banlieues, à Sarajevo, ont eu des conduites héroïques alors qu’on les traitait de « sauvageons ».

3.5. - Chercher les signes de transcendance dans la culture
- Le Pape a mis en relief l’importance de la gratuité dans les relations humaines (même économiques) : que veut dire la gratuité sans transcendance ? Or, il y a de la gratuité dans le monde, et les jeunes y sont sensibles : O. N. G., clubs sportifs, monde politique local, monde syndical, monde éducatif, Eglise sont débordants de personnes qui agissent « gratuitement »… Il est important d’en faire prendre conscience.

- Le monde de l’art est un monde ouvert sur la transcendance… Evidemment, l’histoire de l’art peut permettre des réflexions fructueuses… et l’art contemporain peut être analysé comme une protestation contre l’absence de transcendance. Mais j’avoue rêver aussi d’une étude précise sur Jésus au cinéma et dans la littérature depuis 50 ans.

- Jésus de Nazareth, de Benoît XVI
- L’Evangile, de Pier Paolo Pasolini
- Jésus de Nazareth, de Zeffirelli
- Jésus de Montréal (Denys Aracand)
- Corpus Christi (Mordillat et Prieur)
- Jésus, de Duquesne
- Jésus le Christ, de Jean-Noël Bezançon
- Biographie de Jésus, de Jean-Claude Barreau
- Godspell
- Un homme nommé Jésus, de Robert Hossein
- La vie de Jésus (Monty Python)
- La dernière tentation du Christ, de Scorcese
- L’alchimiste, de Paulo Coelho…
- Etc.
Je rêve de cette étude pour permettre à ceux qui la feront de chercher les traces de Jésus et de « s’éducommuniquer », je veux dire se former à réfléchir à partir du contexte offert par les médias.

3.6. - Vivre l’universitas
Le nom université ne provient pas d’une volonté de proposer un savoir universel, mais de l’unité entre élèves et maîtres dans une seule communauté d’apprentissage de la vie, de savoir, de savoir être, de savoir être ensemble : il me semble que cet « être ensemble » est essentiel pour ouvrir à une véritable culture… Le projet éducatif commun doit se vivre dans une « fraternité » différenciée.

3.7. - Donner le sens du pauvre : Dieu choisit le dernier
Evidemment, notre souci est de former le mieux possible et de permettre à chacun de réussir aux examens. Mais aussi dans la vie. Et l’entrée dans la culture chrétienne ne peut exister sans le souci du pauvre.
Pour nous, le pauvre est souvent l’élève en difficulté.
Il me semble que nous ne pouvons témoigner de notre culture chrétienne qu’en pensant que, lui aussi, a quelque chose à apporter, même si le penser ne veut pas dire le laisser faire n’importe quoi.
Pourquoi est-il pauvre ? Quelles sont les difficultés qui l’assaillent ? Pourquoi son éventuelle agressivité ? Son impulsivité ? Son hyper-activité ?
Evidemment, les raisons peuvent en être multiples… et, spontanément, nous pensons aux conditions familiales et sociales.
Mais il peut exister d’autres raisons : être obligé d’abandonner l’enfance peut faire grandir une pulsion de mort. Une trop grande pression du genre : «  Fais ce que tu veux, mais fais-le bien », peut faire ressentir la liberté comme un poids insurmontable. Le complexe de l’albatros peut conduire les trop doués à s’autolimiter au point de se rendre inadaptés… Certains peuvent refuser de grandir, etc…
Evidemment, la relation avec le pauvre suppose que l’on ait confiance en soi, en lui et dans le groupe : un adolescent en trouble est toujours une personne déçue d’elle-même et qui, souvent, teste son entourage pour savoir si elle demeure aimable.

3.8. - Témoigner de sa foi
L’Eglise n’est pas d’abord un concept, un dogme, une organisation… elle est « l’être ensemble » de ceux qui, appelés par Dieu, veulent être le germe d’une culture du bonheur de l’homme, signe de l’amour de Dieu.
Elle est constamment ouverture à l’autre (cata – olon, suivant l’étymologie du mot « catholique »), ouverture qui doit se manifester par une identité forte, qui s’ouvre sur la communauté de la cité, du pays, de la terre… voire du cosmos.
Sacrement, elle n’est pas extérieure au monde… comme le pain reçoit toute sa signification de nourriture matérielle et spirituelle dans l’Eucharistie, l’Eglise est la société dans laquelle elle vit, la culture qu’elle partage ; mais elle exprime au cœur de cette société, de cette culture, leur finalité de rassemblement universel des hommes et des femmes au service des uns et des autres dans leur « unicité ».
Le cœur de la rencontre de la foi chrétienne et de la culture, c’est l’Eucharistie, Parole de Dieu faite chair, faite corps social dans l’actualité de l’histoire du monde pour l’ouvrir à l’éternité, fondement d’une culture de liberté.

+ Mgr Michel Dubost
Évêque d’Évry - Corbeil-Essonnes
Le 15 octobre 2010

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Teaser de l’Aumônerie de l’Enseignement Public
La Croix