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Prier avec la Parole de Dieu du dimanche

Un commentaire d’Évangile est proposé à votre méditation afin de "savourer" spirituellement les textes que l’Église nous propose.

Nous espérons ainsi vous apporter une aide pour la prière personnelle mais aussi pour la préparation de l’Eucharistie.

Ces "propositions pour l’oraison" sont assurées, à tour de rôle, par des communautés contemplatives et de Frères et Sœurs aînés du Diocèse d’Évry.

Les communautés religieuses qui
participent à cette animation spirituelle :

Dimanche 15 Otobre 2017 - 28ème Dimanche du Temps ordinaire - Année A

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens (4, 12-14.19-20)

Je sais vivre de peu, je sais aussi être dans l’abondance. J’ai été formé à tout et pour tout : à être rassasié et à souffrir la faim, à être dans l’abondance et dans les privations. Je peux tout en celui qui me donne la force. Cependant, vous avez bien fait de vous montrer solidaires quand j’étais dans la gêne.
Et mon Dieu comblera tous vos besoins selon sa richesse, magnifiquement, dans le Christ Jésus.
Gloire à Dieu notre Père pour les siècles des siècles. Amen.


Pour aider notre prière

Faisant étalage de tout ce qu’il est capable de supporter ; de tout ce qu’il sait par ses diverses formations ; de son impressionnante liberté par rapport aux situations dans lesquelles il se trouve, nous pourrions croire que Paul « a pris la grosse tête ou a les chevilles qui enflent ».

Au contraire, à travers ces quelques évocations, il nous montre qu’il a atteint le deuxième degré de l’humilité que l’on pourrait qualifier de « sainte indifférence ».

Dans les Exercices spirituels, saint Ignace souligne :

§ 166 Le second degré d’humilité est plus parfait que le premier. Il consiste à me trouver dans une entière indifférence de volonté et d’affection entre les richesses et la pauvreté, les honneurs et les mépris, le désir d’une longue vie ou d’une vie courte, pourvu qu’il en revienne à Dieu une gloire égale et un égal avantage au salut de mon âme. De plus, quand il s’agirait de gagner le monde entier, ou de sauver ma propre vie, je ne balancerais pas à rejeter toute pensée de commettre à cette fin un seul péché véniel.

Richesses ou pauvreté, honneurs ou mépris, longue ou courte vie, n’exercent plus leur pouvoir, ni de séduction, ni de répulsion.
Rassasiement ou faim, abondance ou privations chez Paul, ont perdu leur pouvoir. Ce n’est plus ça qui doit compte.

Tant que ça compte dans notre vie, nous nous affaiblissons car nous sommes notre propre référent. Nous devons donc nous décentrer de nous-mêmes « car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui qui est mort et ressuscité pour eux. » (2 Co 5, 15Traduction Bible de la Liturgie).

Ce qui compte, c’est l’annonce de la Bonne Nouvelle, la croissance des communautés chrétiennes, visages de l’Église ; c’est que grandisse le Royaume de Dieu et que se manifeste la gloire de Dieu.

Paul ensuite évoque la conséquence de cette sainte indifférence : « Je peux tout en celui qui me donne la force ».
Il aura cette belle formule : « C’est quand je suis faible que je suis fort » (2 Co 12, 10).
Force ou faiblesse, peu importe ; l’important est d’œuvrer pour le royaume sans tenir compte de notre opinion sur nous-mêmes mais en nous confiant en Dieu qui donne force pour la mission.

Cette attitude de sainte indifférence est source de force ; elle stoppe l’hémorragie énergétique qui nous affaiblit.
Ne nous y trompons pas, la sainte indifférence est tout sauf l’insensibilité ou l’impassibilité. Paul prouve dans toutes ses lettres, combien il est sensible et soucieux de l’évolution des communautés. À son exemple, plus on est insensible à ce que l’on vit soi-même, plus on est sensible à ce que les autres vivent.

Paul, lui qui a passé la plus grande partie de sa vie d’apôtre du Christ, dans le dénuement, la souffrance et les chaînes, souhaite à tous l’abondance de richesses. La preuve que l’indifférence envers soi ouvre à l’amour des autres.

En ce dimanche, nous pouvons nous demander si nous avons atteint cette « sainte indifférence », ce deuxième degré d’humilité qu’évoque saint Ignace.
Quelle est notre attitude par rapport aux événements prévus ou imprévus de notre vie ?
Percevons-nous combien notre force est dans le Seigneur et pas en nous-mêmes ?

« Heureux qui s’appuie sur le Dieu de Jacob,
qui met son espoir dans le Seigneur son Dieu…
 »
(Ps 145, 5)


Commentaire proposé par Alain NOËL, Site Monastère invisible — Fraternité Sainte Croix,
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