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Synode sur la famille en Essonne

Synthèse des réponses
Ci-dessous une synthèse des 54 réponses apportées par des Essonniens aux questions qui permettront d’approfondir les Lineamenta du Synode sur la famille, lors de la prochaine assemblée à Rome.
-  Les questions les plus traitées sont celles ayant trait à la situation des « divorcés remariés » (comprises aussi dans les familles « blessées »), aux personnes homosexuelles et aux familles vulnérables.
-  La tendance générale est celle d’une plus grande ouverture de l’Église à l’égard de ces personnes, à une attitude miséricordieuse leur permettant l’accès aux sac
rements.
-  Les attentes envers l’Église sont celles d’un accueil et d’une écoute par des personnes (notamment les ministres ordonnés) spécifiquement formées.

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Demande de notre évêque, suite aux questions posées dans le cadre du Synode sur la famille.

Le Pape nous interroge sur la famille.
Et, après tout, le temps où l’on cherche à faire plaisir à l’autre
est peut-être idéal pour aller loin dans la réflexion.

Le Synode porte sur la famille.
Beaucoup se sont focalisés sur le couple.
La condition des divorcés « remariés »,
la situation des couples homosexuels sont de vraies questions…
Comme la non-réversibilité des peines
mais n’épuisent pas les débats sur la famille.

La famille se trouve aujourd’hui confrontée à l’éducation des enfants.
Elle a une vie sociale, faite de rencontres d’amitié, d’hospitalité.
Elle a des responsabilités vis-à-vis des plus petits, des plus vieux, des handicapés.
Elle appelle à prendre en charge ceux qui en ont besoin,
mais elle est un lieu où il est possible d’être pris en charge dans la gratuité.

Le baptême est, par excellence, le sacrement qui fonde la famille chrétienne
et il serait intéressant de penser le réalisme du sacrement :
celui-ci n’est pas seulement un événement spirituel,
c’est une rencontre avec le Christ de toute la personne, corps et âme.
Or, dans la famille, le corps a une place importante…

Vous trouverez plus loin les questions qui nous sont posées…
Je vous demande d’en prendre au moins une, d’y répondre
et de m’envoyer votre réponse avant le 31 janvier :
il conviendra de faire la synthèse de ce qui aura été évoqué,
de la communiquer aux délégués du Synode en temps
pour qu’eux-mêmes puissent faire une synthèse avant avril.

Ensemble des 46 questions posées

† Michel Dubost
Évêque d’Evry – Corbeil-Essonnes
Billet-net du 15 décembre 2014

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Pourquoi le Synode ?
Le Synode est une rencontre d’évêques autour du Pape. Son but est de réfléchir aux « grandes » questions du temps et d’éclaircir, autant que faire se peut, le chemin des chrétiens dans les domaines qu’il aborde. Généralement, il se conclut par un texte solennel du Pape, une exhortation apostolique, où celui-ci livre lui-même la conclusion qui, à ses yeux, se dégage du travail commun.
Incontestablement, la famille est un sujet à l’ordre du jour. L’évolution rapide de la vie familiale, la manière dont les Etats prennent en compte cette évolution et les réactions à ces changements font l’actualité depuis de nombreuses années.
L’individualisme, l’accélération du temps, la contraception, l’avortement, l’acquisition par les femmes de droits équivalents à ceux des hommes, les innovations techniques qui permettent des procréations « artificielles », la cohabitation sans mariage, la fin de l’ostracisme de la société à l’égard des personnes homosexuelles, les bouleversements juridiques dans le droit des enfants, etc... modifient à nos yeux les manières de vivre.
A quoi le Christ appelle-t-il les chrétiens ?
Quel que soit le domaine étudié, tout Synode essaie de discerner et de proposer des chemins.
Personne ne peut nier l’importance de la question familiale.
Mais personne ne peut nier, dans l’Eglise, que la plupart de nos contemporains chrétiens ne comprennent pas l’enseignement traditionnel. Ce que l’Eglise propose leur semble venir d’une autre planète.
Incontestablement, beaucoup de facteurs expliquent la distance entre cet enseignement et la culture contemporaine, qui invite chacun à agir librement –surtout en ce domaine- sans dépendre d’une institution. En 1968, l’encyclique Humanae vitae de Paul VI a été reçue comme interdisant la contraception... et ne comprenant rien au besoin d’émancipation des femmes.
Les réactions du moment n’ont pas permis d’en saisir la véritable portée. Il me semble bon d’en dégager trois appels « évangéliques » :
- Un appel à la « paternité » responsable : accueillir la vie de la manière la plus généreuse possible, mais de manière responsable et adaptée à ce que l’on est et à ce que l’on a. Cet appel était lancé avant la diminution impressionnante de la natalité en Europe.
- Un appel à lier amour, sexualité et procréation. Le Pape sentait venir une époque où la sexualité pourrait être considérée comme une activité sans véritable lien avec l’amour. Pour un chrétien l’amour vient de Dieu et ne s’arrête pas à l’autre mais, par l’autre, ouvre au monde. L’ouverture à l’enfant est signe d’un amour qui ne s’enferme pas. Or, on a compris le Pape comme demandant un lien immédiat et total entre sexualité et procréation !
- La liberté est un grand bien. Mais la liberté est suscitée par des appels. Le Christ appelle à la perfection de l’amour. Chacun est appelé à la sainteté. L’existence de cet appel est au cœur de notre foi. Le rôle de l’Eglise est de faire entendre cet appel et aider chacun à y parvenir, même si c’est par étape.
Il est évident que les principes d’Humanae vitae demeurent essentiels... la véritable question du Synode est de s’exprimer de telle sorte que le plus grand nombre réfléchisse et devienne davantage libre et heureux.
Pour permettre cette réflexion, le Synode avait été précédé d’un questionnaire (avec des délais trop brefs, il est vrai), mais les rapports qu’ont faits les journaux des discussions entre cardinaux montrent que la volonté de suivre le Christ n’empêche pas un véritable dialogue.
Ainsi, la discussion est ouverte. Un nouveau Synode aura lieu en octobre 2015. C’est sans doute après ce deuxième Synode que les conclusions en seront tirées.
Le temps qui nous est donné est un temps où chacun se doit, en conscience, d’approfondir sa connaissance des appels du Christ, de la manière dont ils ont été entendus dans l’histoire, de la manière dont nous pouvons les entendre ensemble aujourd’hui.
J’insiste sur le mot « ensemble ». Certes, il convient de donner son avis, mais il convient aussi d’écouter celui des autres chrétiens. Le Concile –fidèle à la Tradition- a toujours cherché la vérité en essayant de prendre le « meilleur » de l’autre : ce que l’Esprit lui inspire.

† Michel Dubost
Évêque d’Évry – Corbeil-Essonnes
Journal du secteur Jean-Paul II - Draveil, Effata

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Textes à téléchager

- Message final aux familles
- Texte final du synode
- Tous les textes concernant le synode

Mgr Michel Pansard
En juillet, le pape François appelle à prier pour une justice source d’espérance
La Croix