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Élections législatives : que devons-nous faire ? Message de l’évêque

Élections législatives : que devons-nous faire ? Message de l’évêque

Que dois-je faire ? Que devons-nous faire au moment où les 30 juin et 7 juillet prochains chacun d’entre nous, citoyens électeurs de notre pays, sommes appelés à faire un choix ?

Beaucoup sont troublés, inquiets devant l’inattendu de ces élections. Je le suis moi-même.

Comment y voir clair ? Quel discernement opérer pour les chrétiens catholiques que nous sommes ? Permettez-moi, frères et sœurs dans la foi, de vous partager quelques conseils.

Au milieu des programmes, des slogans, des promesses, des invectives et des phrases assassines, nous ne sommes pas dispensés, personnellement ou à plusieurs, de mettre en œuvre nos capacités de compréhension, d’intelligence, de réflexion. Pour faire preuve de sagesse.

  • S’il nous faut prendre en compte les inquiétudes et les peurs qui nous habitent, les peurs personnelles ou collectives sont mauvaises conseillères car en focalisant sur tel ou tel point elles réduisent notre regard, notre perception de l’ensemble du service du bien commun, des défis sociaux et écologiques.
  • Nous avons tous des intérêts particuliers que nous voulons voir respectés, protégés ou développés, mais une société ne se construit pas uniquement par la juxtaposition des intérêts des personnes, des groupes ou d’une majorité. Construire une société demande aussi d’être attentifs à ce qui est bon pour nous tous et en priorité pour les plus petits, les exclus, les fragiles, les plus pauvres.

Sur le chemin de nos vies personnelles et communautaires, des paroles et des gestes de Jésus, le Seigneur de nos vies, nous ont marqués : Le lavement des pieds (Jean 13) les Béatitudes (Matthieu 5), l’hymne à l’amour (1 Co 13), la parabole du bon Samaritain (Luc 10,25) ou encore « ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Matthieu 25, 31-46) … Ces paroles et ces gestes retentissent aujourd’hui encore et nous parlent régulièrement lors des messes dominicales, lors des célébrations de mariage, de baptême ou de funérailles. Pourquoi ne pas revenir et les méditer à nouveau, seul ou en équipe, s’ils sont une lampe sur la route de nos vies ?

Prenons le temps de prier pour notre pays ; prier pour tous les hommes que Dieu aime dans nos quartiers, villes et villages ; prier pour ceux qui s’engagent pour servir le bien commun ; prier pour demander d’entrer dans les sentiments du Christ (Ph 2) et pour demander la sagesse à la manière du roi Salomon (1 R 3, 9-12) : « Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal ; sans cela, comment gouverner ton peuple, qui est si important ? » Cette demande de Salomon plut au Seigneur, qui lui dit : « Puisque c’est cela que tu as demandé, et non pas de longs jours, ni la richesse, ni la mort de tes ennemis, mais puisque tu as demandé le discernement, l’art d’être attentif et de gouverner, je fais ce que tu as demandé : je te donne un cœur intelligent et sage, tel que personne n’en a eu avant toi et que personne n’en aura après toi. »

Et enfin, en conscience, se déterminer.

Fraternellement

+ Michel Pansard
Évêque d’Évry – Corbeil-Essonnes

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