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Fêtes juives d’automne
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Fêtes juives d’automne

En cette année 2022, Les fêtes juives aurons lieu du 26 septembre au 18 octobre :

Rosh Hashana, Nouvel An juif : 26-27 septembre

Littéralement « tête de l’année », cette fête dure deux jours et marque le commencement de l’année civile. On se souhaite une bonne année, Shana tova, douce comme est suave la pomme trempée dans le miel.
Rosh Hashana commémore la création du monde et la naissance de l’humanité. L’homme partenaire de Dieu est responsable de l’achèvement de l’œuvre commencée par Dieu.
Cette fête est austère : elle rappelle à l’homme son statut de créature, soumise au jugement qui l’inscrira (ou non) dans le « Livre de Vie ». C’est pourquoi on se souhaite, en ces premiers jours de l’année, une inscription bonne sur ce Livre.
La liturgie est dominée par l’écoute du shofar (corne de bélier) : un appel au secours émouvant « Père, au secours, sauve-moi, Père », disait le Baal Shem Tov, avec la reprise sans cesse de cette prière « Notre Père, notre Roi », que l’on redira à Kippour.
Rosh Hashana ouvre les « dix jours redoutables », où chacun est invité à une transformation de sa vie intérieure, par un examen de conscience fouillé, quotidien, et en communauté. Cette teshouva est un retour vers Dieu, vers soi-même et vers ses frères, à qui on est tenu d’aller demander pardon pour les fautes commises.

Yom kippour, le grand Pardon : 5 octobre

Yom Kippour (jour du pardon) est le jour le plus saint et le plus solennel du calendrier juif. Il a pour objet d’expier les fautes commises envers Dieu et se caractérise par vingt-cinq heures de jeûne et de prière.
Les dix jours de pénitence qui précèdent, ou « jours redoutables » (entre Rosh HaShana et Kippour), ont été institués par les rabbins pour permettre à chacun de se réconcilier avec son prochain, afin d’obtenir le pardon de Dieu.

Le jeûne commence la veille de la fête au coucher du soleil et se termine le lendemain à la nuit tombée. D’autres obligations sont liées à Kippour, comme l’abstention de relations sexuelles, et il est recommandé de porter des vêtements blancs en signe de pureté.

Soukkot, fête des Cabanes, des Tentes : 10-17 octobre

C’est une des trois fêtes de pèlerinage où les enfants d’Israël montaient à Jérusalem pour chanter et louer Dieu ; à Soukkot ils font mémoire des quarante années passées au désert, avec pour seule protection la nuée divine qui les conduisait. Soukkot est une marche vers la plénitude du salut pour toutes les nations et de la bénédiction qui sera accordée au 7è jour de Soukkot, à Hoshana Rabba : un jour, toute l’humanité se retrouvera à Jérusalem et reconnaîtra la souveraineté d’un seul Dieu. C’est une vraie fête messianique !
La soukka, la cabane, est petite, fragile, éphémère, laissant passer la lumière du ciel. Y habiter c’est se réfugier dans les bras de Dieu, goûtant tout son amour, comme sous la nuée au désert.
Le loulav est un bouquet de quatre espèces : cédrat, palmier, myrte et saule, représentant toutes les sortes de juifs ! Tenues bien ensemble et agitées en chantant psaumes et hymnes de louange, elles signifient l’unité du peuple juif, chacun prenant conscience de sa responsabilité qui le relie à l’autre.

Simhat Torah, la joie de la Torah : 18 octobre

Elle n’est ni d’origine biblique, ni d’origine rabbinique.  C’est seulement vers troisième siècle de notre ère qu’elle est venue se greffer sur Shemini Atseret, le huitième jour de Soukkot. En diaspora, elle prolonge d’un jour les festivités. Elle n’impose aucune obligation rituelle particulière, si ce n’est … la joie !

Pour chacune des cinquante-deux semaines  de l’année, la liturgie juive prévoit la lecture d’une parasha ou portion de la Tora, celle-ci s’entendant des cinq premiers livres de la Bible (en langage chrétien, le Pentateuque). C’est le jour de Simhat Tora  qu’on lit à la synagogue la cinquante-deuxième et dernière parasha (Dt 33, 1 à 34, 12) avant de reprendre la première  (Gn 1, 1 à 2, 3), pour bien signifier que la lecture de la Tora ne saurait s’interrompre.

A la fin de l’office du soir, tous les rouleaux  sont sortis de l’Arche sainte et les fidèles les serrent contre leur cœur en chantant et en dansant. Ainsi expriment-ils, souvent avec exubérance, leur attachement au trésor qu’est pour eux la Tora, leur légitime fierté d’avoir reçu pour mission de la garder et de l’étudier et leur profonde et inaliénable joie d’y trouver vie et espérance.


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