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Figures de sainteté du diocèse

Saint Corbinien
Évêque fondateur de l’église en Bavière

Bien peu de personnes en France connaissent le nom de Corbinien, qui naquit pourtant dans l’actuel département de l’Essonne et qui est au nombre de ces grands missionnaires qui firent l’Europe chrétienne.
La gloire de Corbinien est en effet d’avoir évangélisé la Bavière et fondé le diocèse de Munich-Freising.

Hier

Corbinien naquit à Châtres, actuellement Arpajon, en 680. Son père Waldechise mourut peu de temps avant sa naissance et il reçut le nom de sa mère qui s’appelait Corbinienne.

Dès son adolescence, Corbinien s’imposa la règle des moines, résumée ainsi : étudier les écritures saintes, mépriser les vaines ambitions de la gloire, choisir la psalmodie, veiller souvent la nuit et prier, pratiquer l’hospitalité.
Il fit construire tout près, sur le devant de l’église, une maison où il vécut en reclus avec dix neuf serviteurs et une petite communauté qu’il forma aux exercices du christianisme et avec lesquels il célébrait les offices.

L’anecdote raconte que les gens venaient jusqu’à lui apporter les fruits de la récolte nouvelle. Les serviteurs rassemblèrent le tout dans un très grand tonneau qui se trouvait à la cave. Le moût commença à fermenter, et une nuit, alors que tout était tranquille, le tonneau céda à la pression du vin et la bonde sortit du tonneau. Mais Corbinien, respectant la règle du silence continua à prier. Le lendemain les serviteurs furent surpris de constater que pas une goûte de vin n’était perdue.

La renommée de Corbinien parvint jusqu’à la cour, où il fut invité par le maire du palais Pépin de Herstal ( grand-père de Pépin le Bref). En remerciement de sa visite, celui-ci offrit à Corbinien de riches vêtements, dont l’ermite se défit à son retour.
Finalement, il décida de se rendre à Rome en 716 pour y recevoir les conseils et la bénédiction du Pape Grégoire II. Il se confia au Souverian Pontife et lui confia ses craintes : les offrandes des séculiers pourraient causer sa perte.

Le Pape, crut de son devoir de mettre sur le chandelier une si grande lumière. Impressionné par la ferveur qui brûlait le coeur de cet homme, décida de l’ordonner prêtre et de le sacrer évêque, afin qu’il puisse, partout dans le monde, annoncer la Parole de Dieu.
Un jour qu’il se rendait auprès du Maire du Palais, Charles Martel (fils de Pépin de Herstal) qui l’avait fait appeler, il rencontra Adalbert, un voleur que l’on allait pendre. N’ayant pu faire surseoir à son exécution, il le confessa de tous ses péchés. Il continua sa route et supplia le Prince de lui donner Adalbert mort ou vif. Ce que le Prince accepta. Le troisième jour, lorsque Corbinien se rendit sur les lieux du supplice, il trouva Aldabert encore vivant. Celui-ci, sincèrement converti, s’attacha à son libérateur et fût un de ses fidèles disciples.

Sa renommée grandissant de plus en plus, il résolut de retourner à Rome dans l’espoir d’être relevé de sa charge épiscopale ; mais pour que son départ ne soit pas remarqué il passa par l’Alémanie et la Bavière.
Là, le duc Théodoald et ses quatre fils apprécièrent l’enseignement de l’évêque et cherchèrent à le retenir, mais il poursuivit son voyage.
Arrivé à Rome, il se jeta aux pieds du Saint Père en le suppliant de lui accorder le droit de se retirer dans un monastère où de lui donner un bois écarté et quelques champs à cultiver. Il ne voulait plus d’honneurs, de présents ni de biens.
Le nouveau Pape Grégoire III admirant son humilité, au lieu d’accéder à sa demande, le confirma dans sa charge d’Évêque.

Corbinien se retira fort triste et décida de retourner en Bavière, duché qui était alors tributaire des Francs. Voulant profiter de son enseignement, les Ducs réussirent à le garder par la force. Corbinien découvrit un endroit sauvage et accessible uniquement par un petit sentier et il décida de s’y établir. Il y fit construire une église qui devint par la suite la Cathédrale de Freising.

C’est là qu’il mourut, à Freising, le 8 septembre de l’an 730. Il avait demandé à être inhumé à Maïs au Tyrol près de Saint Valentin.
Au bout de 40 ans, les restes de Saint Valentin ayant été déplacés, les autorités religieuses de Freising décidèrent de ramener son corps dans la crypte de la cathédrale où il repose depuis. Cette crypte est la plus ancienne crypte de Bavière.
C’est l’anniversaire de cette translation que nous fêtons à Freising chaque 3 ème week-end de novembre.

La légende veut que, une nuit où Corbinien avait fait une halte dans une forêt, un ours tua son cheval ( ou sa mule ). Corbinien le gronda et obligea l’ours à porter son bagage. A l’arrivée seulement il relâcha l’ours. Cela symbolise la lutte du bien contre le mal.

Aujourd’hui
  • Une relique de Saint Corbinien a été offerte à l’église de Saint Germain en 1711 . Un morceau de cette relique a été encastré dans l’autel de la cathédrale d’Évry .
  • Une relique est également encastrée dans la Cathédrale de Munich.
  • La statue en bronze polychrome de Saint Corbinien est à droite de l’autel de la cathédrale d’Évry, elle a été offerte par l’Association de mécénat d’entreprise d’Évry et a été réalisée par les sculpteurs France et Hugues Siptrott .
  • Des tapisseries représentant la vie de Saint Corbinien sont exposées . Elles ont été réalisées par Sœur Marie- Dominique de l’Abbaye de Limon.

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Marie Poussepin
bénie et béatifiée

De Dourdan au Vatican

Native de Dourdan, Marie Poussepin (1653-1744), qui, la première, a introduit le métier à tisser dans l’industrie de la laine, a été béatifiée par le pape (20 octobre 1994). La sainte femme a fondé la congrégation des sœurs dominicaines de la Présentation qui a essaimé à travers le monde.
Personne n’a jamais entendu parler d’elle. « Le bien fait si peu de bruit« , soupirait pieusement le chanoine Poüan en 1894. Marie Poussepin, qu’on savait déjà vénérable, va être béatifiée demain à Rome par son Saint-Père le pape et Dourdan, qui a vu naître l’héroïne, en est toute esbaudie. La ville, qui a un peu perdu de sa splendeur d’antan, n’est même plus le  » gros bourg très riche et qui sent la province  » dont parlait cruellement Péguy. Mais on se raconte encore, pendant les rudes soirées d’hiver, l’édifiante histoire de Marie Poussepin, sainte femme et redoutable chef d’entreprise, qui est au bas de laine ce que Michelin est au pneu.

Issue d’une famille où les mœurs sont fécondes.

Dourdan, 9000 habitants aujourd’hui, en a pourtant vu d’autres. Les Mérovingiens y avaient bâti où a défunté Hugues le Grand en l’an de grâce 956, et c’est depuis son fief de Dourdan que Hugues Junior, dit Capet, a fondé sa dynastie qui a fait trembler le royaume pendant dix siècles. La ville a prospéré paisiblement, entre deux guerres de religion. La poterie y est si florissante qu’elle est toujours dans le blason de la ville, trois pots d’or sur champ d’azur. La fortune du pot un peu tarie, Dourdan se consacre à la bonneterie à l’aiguille. Le papa de Marie Poussepin, comme tous les bourgeois aisés, prospère petitement dans le bas et essaye de voir plus haut.
Mais l’époque est troublée. Les protestants et les catholiques se prennent mutuellement la ville : quand naît la douce Marie, en 1653, on sort à peine de la Fronde, les campagnes d’Etampes à Dourdan sont ruinées, la peste ravage la région, et saint Vincent de Paul, malgré ses 71 ans, vient secourir les pauvres. Les Poussepin, ou Poussepain, font un honnête et très chrétien foyer, à la progéniture conséquente :

Marie est l’aînée, suivie de Anne, Julienne, Elisabeth, Claude, Claude et Claude. Claude est aussi le nom du papa : pour qu’il en reste un, il fallait investir. Vingt ans plus tard, seuls ont survécu Marie et le dernier petit Claude. Le père, assis sur son atelier de tricot, est à Dourdan  » une haulte personne « , il est premier marguillier, c’est-à-dire administrateur des biens de la paroisse, et collecteur de la taille pour Dourdan, l’impôt royal.

Marie apprend le tricot, les bonnes manières et les saintes écritures. Sa réputation de piété est telle qu’elle est dix-sept fois marraine de gamins de la paroisse avant vingt-deux ans.
C’est papa Claude qui fait des sottises, surtout après la mort de sa femme. Avide d’honneurs, il s’endette pour faire face à ses charges, et comme Louis XIV a la main lourde sur l’impôt, Poussepin se laisse surprendre. En 1679, on le menace de saisir ses biens, meubles et effets ; il s’enfuit courageusement à Bourges, en laissant sa fille et son fils en faillite et grande honte. Un an plus tard, grâce à l’intercession d’un curé du coin, il abandonne ses biens et ses énormes dettes, quelque 2625 livres, à sa fille. La situation régularisée, il revient le cœur léger parmi les marguilliers de la paroisse.
Pour Marie, c’est une autre paire de manches. Elle vide les fonds de tiroir, fait lever la saisie et examine calmement la situation. L’industrie du bas de soie tirebouchonne, alors que les laines un peu rudes de la Beauce, du Berry et de Sologne sont fort prisées : l’avenir est dans la laine. Or, elle sait par un oncle qu’un pasteur anglais a inventé un métier à tisser les bas, Colbert en a fait venir un près du bois de Boulogne, Marie en achète quatre, à crédit.
En 1685, l’atelier Poussepin est le seul en France à faire des bas avec un métier, et forme des générations d’apprentis. En 1702, Dourdan, grâce au zèle de la demoiselle, est la deuxième ville de France pour le tissage des bas de laine. Dans la foulée, Marie entreprend de révolutionner l’apprentissage. Elle prend des jeunes (entre 15 et 22 ans), qu’elle s’efforce de  » garder du libertinage  » et fixe une production hebdomadaire minimum : quatre paires de bas, non payées. Mais tout ce que l’apprenti fait en plus est largement rémunéré. L’éthique catholique n’est pas forcément si éloignée de l’esprit du capitalisme.
En revanche, elle abolit la taxe d’apprentissage prélevée sur les familles, et elle accepte par charité des bras cassés, deux types qui ne seront pas fichus de faire une chaussette pendant des années. En quatre ans, elle a remboursé les dettes, et fait fortune. Le petit Claude a grandi, il reprend les affaires de sa sœur, se marie, fait quatorze enfants. Marie lui a laissé 2400 livres de dot, il devient, comme feu papa, premier marguillier, puis échevin, il achète des terres, des immeubles et toutes sortes de choses autorisées par le Ciel.
Claude Poussepin est grand bourgeois mais bon chrétien : il refond les cloches de l’église et crée même en 1731 une école gratuite pour les pauvres.
Marie se retire sur la pointe des pieds. « Les annales de la sainteté, écrit respectueusement son biographe, le père Bernard Préteseille, peuvent saluer en elle un rare modèle de femme d’affaire pleinement chrétienne. » Pendant que ses ouvriers mettent cent fois leur ouvrage sur le métier, elle se consacre corps et âme à la Confrérie de la Charité, où sa mère s’était déjà illustrée. Dourdan, là encore est pionnière : la confrérie offre, outre divers secours spirituels, une gamelle de soupe (avec de la viande) aux pauvres : les Restos du cœur de l’époque.

Un zèle philanthropique exprimé tous azimuts

Il y a du travail. L’hiver 1684 est si rude qu’il n’est plus possible d’enterrer les morts au cimetière, on les inhume dans l’église. L’hiver 1693 est pire, on recense 800 mendiants à Dourdan, contre 100 d’habitude, un curé peste contre les marguilliers, plus soucieux d’achever les bâtiments de leur église que de trouver du pain pour les fidèles. Marie se dévoue avec le dynamisme qu’on lui connaît, vit modestement, sert de garde-malade et ne consent point à prendre mari. Elle entre dans les ordres, chez les dominicaines, comme tertiaire. Et le 14 octobre 1695, le jour de ses 42 ans, elle annonce à son frère qu’elle quitte Dourdan, pour s’installer à Sainville, un patelin en pleine Beauce à dix-sept kilomètres de la ville natale.
A nouveau, elle fait merveille. Elle crée une communauté, recueille des orphelines « sans aveu et sans secours« , ouvre une école de filles ignorantes auxquelles elle apprend un métier, le tricot, ce qui semble parfaitement incongru aux notables de l’endroit. Marie refuse les dons, les sœurs vivent chichement du travail de leurs bas de soie, la Providence supplée au reste. Elle s’y sent vite à l’étroit.

Elle fonde une autre communauté à Auneau, puis à Meung sur Loire, à Jouagny, à Massy, à Chilly Mazarin… En 1725, elle a 72 ans (une performance à une époque où on ne dépasse pas facilement la cinquantaine) et est à la tête de vingt établissements.

Les sœurs dominicaines de la Présentation gardent à Tours l’unique portrait de la mère fondatrice. Les mains sagement posées sur un petit volume des Règlemens et sur une grande Bible, parue en 1739, ce qui permet de dater le tableau. Marie a donc au moins 86 ans, l’artiste (anonyme) a sans doute un peu flatté le portrait mais elle a un bon sourire sous un long nez qui dépasse de la coiffe, et des yeux pétillants de malice. La petite mère (les exégètes assurent qu’elle mesurait 1,41m) meurt à 90 ans et trois mois, un samedi, jour de la vierge.

Elle avait un peu perdu la tête sur la fin, mais les intérêts de la communauté avaient sagement été confiés à une sœur plus jeune. On a gravé sur sa tombe, en latin, que « l’ennemi n’a pas pu semer la zizanie au milieu de sa maison« . Il a pourtant failli, mais la Révolution a éparpillé la communauté. On ne retrouvera les restes de Marie qu’en 1857, la dalle funéraire rompue. D’autres maisons de sœurs de la Présentation ont depuis été crées, en Italie, en Angleterre, au Chili, en Israël, au Pérou, à Curaçao, en Colombie, en Côte d’Ivoire en 1987, au Cameroun en 1988… 3700 religieuses au total dévouées à l’enseignement et à la médecine.

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Le père Bagnol

On l’appelle l’Abbé Bagnol ou le Père André Bagnol selon l’époque où les témoins l’ont connu. Il a mené une vie toute simple, sans bruit, et pourtant il a laissé une forte empreinte chez les personnes qui ont croisé sa route. 

Découvrons le Père André Bagnol pour mettre nos pas dans les siens à la suite du Christ, car nous avons tous besoin de témoins. Au séminaire, on l’appelait « le Saint ». Partout où il est passé, il a impressionné ceux qui le rencontraient par sa proximité avec le Seigneur, par sa bonté, et par sa profonde humilité qui lui faisait rejoindre les plus petits. Son sourire était déjà tout accueil.

Prêtre conciliaire puisque ordonné avant Vatican II et en pleine maturité quand ce concile fut mis en œuvre dans les paroisses, il est aussi une figure de l’Histoire, en particulier de l’Histoire de l’Église en Île-de-France pendant la seconde moitié du vingtième siècle.

Des paroissiens, des pauvres, des prêtres, des familles d’handicapés, des amis ont donné leur témoignage pour que sa vie soit connue, que son exemple soit suivi, que sa bonté et son amour de Dieu soient contagieux, que d’autres personnes le prient comme eux. Merci à chacun d’eux pour sa contribution ! Ils ont permis le « Portrait… » ci‑joint, à télécharger

Bienvenue et bonne lecture !

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