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Les aumôniers hospitaliers expérimentent « Ta nuit sera lumière » année 2020
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Les aumôniers hospitaliers expérimentent « Ta nuit sera lumière » année 2020

Nous, aumôniers hospitaliers diocésains, avons été sidérés de nous retrouver en « télétravail ». 

Nous avons prié à distance pour les patients qui nous étaient confiés mais aussi pour toutes ces personnes mourantes dont nous ne savions rien. Manière inédite d’exercer nos missions qui sont des « missions de présence » vécues au chevet des patients. Nous avons dû invoquer l’Esprit Saint pour confier nos patients au Seigneur « Tu entends toutes ces personnes qui sont dans l’épreuve et la souffrance, envoie-leur tendresse et réconfort ». Nous ressentions frustration et culpabilité en restant chez nous alors que cette pandémie faisait tant de ravages. Nous recevions des appels de détresse absolue sans pouvoir consoler dans toutes ses dimensions : la présence, le regard, le sourire, les gestes de réconfort.

À la fin du confinement, nous avions hâte de retourner dans nos hôpitaux.

Nous appréhendions de retrouver les patients,  les soignants par peur de leurs réactions, de leurs reproches. Et c’est tout l’inverse qui s’est produit. Nous avons eu de nombreux témoignages de sympathie et de soulagement. Nous avons rendu grâce à Dieu. 

La situation dans nos hôpitaux n’est jamais revenue à la normale. Nous n’avons donc pas été surpris de ce deuxième confinement. Cette fois-ci, nous l’avons vécu différemment car nous sommes restés en poste grâce à l’action menée par la Conférence des Évêques de France auprès du gouvernement.

Pouvoir à nouveau assister les patients en présentiel est une grâce même si les conditions de notre présence sont soumises à de nouvelles règles : respect des règles d’hygiène renforcée, distanciation, déclaration de notre identité et réponse aux questionnaires COVID, limitation du nombre de patients visités chaque jour…

Nous avons accès aux « patients Covid ». Le médecin du service doit donner son accord et prévoir que l’on nous équipe avec du matériel adapté : casaques, charlottes, masques FFP2. Cela nous demande des capacités d’adaptation mais nous sommes tellement heureux d’être à nouveau présence du Seigneur dans ces Établissements de soin !

En revanche, peu de bénévoles de nos équipes sont de retour dans les hôpitaux. 

Quant aux EHPAD rattachés à nos hôpitaux, la situation est toujours complexe. De nombreux résidents sont décédés, de la Covid ou de désespoir ? Les résidents se sentent « abandonnés » par leur famille, les aumôniers, les bénévoles et le personnel habituel (qui a été durement touché par la maladie). Toutes les activités et les repas collectifs, qui sont de véritables moments de convivialité, sont annulés. Les résidents ont été confinés plusieurs mois dans leurs chambres exiguës. 

Ceux que nous pouvons à nouveau visiter sont très affectés par cette situation qui dure : « A quoi bon vivre ? » nous disent-ils. Ils se désespèrent à l’approche de Noël, période habituellement très festive dans ces Établissements. Nombreux sont ceux qui ne peuvent pas être visités car ils sont grabataires ou souffrent de troubles qui ne leur permettent pas de se déplacer dans les salles prévues à cet effet. Lors des visites hebdomadaires, nous devons respecter un espacement de 2 mètres avec les résidents, le port du masque est obligatoire et nous avons interdiction de nous toucher. Autant d’obstacles pour échanger avec des personnes malentendantes ou mal voyantes.

Dans la plupart des EHPAD les messes n’ont pas repris.

Nous confions à vos prières ces personnes, ainsi que les équipes à leur service, afin de donner cette espérance à chacun :

« Ta nuit sera lumière »

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