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Benoît XVI


Messages reçus du saint-Père

- 2008 - 12 et 13 septembre - Benoît XVI est à Paris - Photos et tous les discours
- 2006 - 28 septembre _ A l’occasion du 60ème anniversaire du Secours catholique

Biographie de Benoît XVI

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©Masterphotos/O.Medias

- Né le 16 avril 1927 en Allemagne
- Prêtre en 1951
- Evêque en 1977
- Créé cardinal par Paul VI le 27 juin 1977
- Elu Pape le 19 avril 2005

Joseph Ratzinger est né le 16 avril 1927 à Marktl am Inn, dans le diocèse de Passau (Allemagne), d’un père, officier de police, issu d’une vieille famille d’agriculteurs de la Basse Bavière. Son adolescence passée à Traunstein, il est appelé dans les services auxiliaires antiaériens durant les derniers mois de la seconde guerre mondiale. De 1946 à 1951, il étudie la philosophie et la théologie à l’université de Munich et à l’école supérieure de philosophie et de théologie de Freising.

Le 29 juin 1951, il est ordonné prêtre et commence son activité d’enseignement. En 1953, sa thèse sur "Le Peuple et la Maison de Dieu dans la doctrine de l’Église de saint Augustin" lui donne le doctorat de théologie. Quatre ans plus tard, il obtient la maîtrise d’enseignement avec une recherche consacrée à la théologie de l’histoire de saint Bonaventure. Après avoir été professeur de dogmatique et de théologie fondamentale à l’école supérieure de philosophie et théologie de Freising, il poursuit son enseignement à Bonn de 1959 à 1969, Münster de 1963 à 1966 et Tübingen de 1966 à 1969. A partir de 1969, il devient professeur de théologie dogmatique et d’histoire des dogmes à l’université de Ratisbonne et vice-président de la même université. Déjà en 1962, à l’âge de 35 ans, il est consulteur au concile Vatican II, de l’archevêque de Cologne, le cardinal Joseph Frings.

Le 24 mars 1977, Paul VI le nomme archevêque de Munich et Freising, premier prêtre diocésain à assumer après 80 ans le gouvernement pastoral du grand diocèse bavarois. Il est créé cardinal par Paul VI au consistoire du 27 juin 1977.

Le 25 novembre 1981, Jean-Paul II l’appelle à Rome et le nomme Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Il est également Président de la Commission Biblique pontificale et de la Commission Théologique pontificale internationale. Il est par ailleurs rapporteur à la Vème Assemblée générale du Synode des évêques en 1980 sur le thème de la famille chrétienne, et Président délégué de la VIème Assemblée synodale en 1983 sur la réconciliation et la pénitence. Le 6 novembre 1998, il est élu vice-doyen du collège des cardinaux. Président de la Commission pour la préparation du Catéchisme de l’Église catholique de 1986 à 1992, il présente après six années de travail à Jean-Paul II le nouveau Catéchisme.

Le 30 novembre 2002, Jean-Paul II approuve son élection par les Cardinaux de l’ordre des Evêques, comme Doyen du Collège des cardinaux. Il succède au Cardinal Bernardin Gantin.

- Messe d’inauguration du pontificat - 24 avril 2005 - Homélie de Benoît XVI.

Parmi ses nombreuses publications, une place particulière peut être faite à ’Foi chrétienne hier et aujourd’hui’, recueil de leçons universitaires sur la profession de foi apostolique, publié en 1968 ; à ’Dogme et Révélation’, une anthologie de réflexions et prédications dédiées à la pastorale, en 1973. Un ample écho a été donné également à son plaidoyer prononcé devant l’académie catholique bavaroise sur le thème : ’Pourquoi suis-je encore dans l’Église ?’, dans lequel il affirmait : "seulement dans l’Église, il est possible d’être chrétien et non à côté". En 1985, paraît le volume ’Entretien sur la Foi’ et, en 1996, ’le Sel de la terre’.

Source : Conférence des Evêques de France

Biographie en texte Word pour impression

- Adresse de courrier électronique communiquée par le bureau Internet du Saint-Siège, à laquelle il est possible d’envoyer des messages à l’attention du pape Benoît XVI.


Blason de Benoît XVI

Le blason de Benoît XVI supprime la tiare : ce doit être le blason d’un " simple travailleur dans la vigne du Seigneur ", selon les premiers mots du pape le 19 avril, lors de l’Habemus Papam.

Nouveauté, ce blason pontifical est surmonté de la mitre papale, au sommet de forme triangulaire, et non plus de la tiare, comme pour les blasons de ses prédécesseurs.

Il est aussi orné du pallium métropolite qui a pris une si grande place symbolique dans l’inauguration du pontificat, dimanche 24 avril .

Le pape Benoît XVI prend comme blason le blason de son épiscopat à Munich et Freising. Le blason est de type "à calice", d’un écu rouge chapé d’or, portant les emblèmes du Maure , de la coquille et de l’ours. Ces trois symboles du pape Ratzinger signifient " l’universalité " de l’Eglise, " sans acception de personne ", la " marche permanente " du chrétien, et la " bête de trait ", au " service " de Dieu.

- Le blason reprend donc la tête couronnée du " Maure de Freising ", dans le canton droit (chape d’or droite), en haut à gauche lorsqu’on le regarde ; tournée vers la gauche. Un anneau à l’oreille et couronné, brun, les lèvres, la couronne et le collier rouges. " Sur les armoiries des évêques de Freising figure depuis environ mille ans le Maure couronné : on ne sait pas bien ce qu’il signifie. Pour moi, il exprime l’universalité de l’Eglise, sans acception de personne, ni de race ni de classe, car nous sommes tous ’un’ dans le Christ (Galates 3, 28) "(Un emblème présent dès 1316 dans les armes de l’évêque Conrad III et de tous ses successeurs.)

- A droite du Maure est représenté l’ours avec le bâton qui a servi à le faire aller à Rome. L’ours est brun,, son bât d’or croisé de noir, dans le canton gauche (chape d’or gauche), à droite. A propos de l’ours, Joseph Ratzinger raconte la légende de saint Corbinien de Freising. ’Un ours dévora le cheval du saint évêque en route pour Rome. L’ours dut porter le chargement du cheval.’ Le cardinal rapproche cette légende de l’interprétation que saint Augustin fait d’un verset de psaume : ’Il avait choisi la vie de chercheur et avait été destiné par Dieu à être une " bête de somme ", un bœuf docile qui tire la charrue de Dieu en ce monde’
Il explique : ’L’ours qui remplaça le cheval - ou plutôt le mulet - de saint Corbinien et fut chargé de son fardeau, qui devint sa bête de somme (contre son gré), n’est-il pas l’image de ce que je dois faire et de ce que je suis ? Je suis devenu ton mulet chargé de ton joug, et c’est ainsi que je suis tout près de Toi pour toujours’. (L’ours, en tant que ’porteur de Dieu’ représente la charge épiscopale)
’On raconte qu’à son arrivée à Rome Corbinien remit l’ours en liberté. Qu’il soit allé dans les Abruzzes ou retourné dans les Alpes, cela n’intéresse pas la légende. Quant à moi j’ai, entre-temps, fait mes valises pour Rome et depuis longtemps je marche, mes valises à la main, dans les rues de la Ville éternelle. J’ignore quand on me donnera congé, mais je sais que cela vaut pour moi aussi : "Je suis devenu ta bête de somme ; et c’est justement ce que je suis auprès de Toi ".’

Une note du diocèse de Freising explique le symbole en ces termes : " Le christianisme a apprivoisé le sauvage paganisme et a posé ainsi dans l’antique Bavière les fondements d’une grande culture ".

- En bas, le troisième symbole est celui de la coquille Au dessous, au pont le plus "noble", de l’écu, sur fond rouge.
"J’ai choisi la coquille, car elle est d’abord signe de notre pèlerinage, de notre marche :
’Nous n’avons pas de cité permanente sur le terre’. Mais elle me rappelait aussi une légende selon laquelle saint Augustin, méditant sur le mystère de la Sainte Trinité, vit un enfant sur la plage jouer avec un coquillage, à l’aide duquel il essayait de puiser l’eau de la mer dans un trou. Et cette parole lui aurait été donnée : il est plus difficile à ton intelligence d’appréhender le mystère divin que de transvaser la mer entière dans un petit trou. _ Ainsi la coquille me rappelle mon grand maître saint Augustin, mes travaux de théologie et la grandeur du mystère qui dépasse toute science "


Une devise

" Coopérateur de la vérité "

" J’ai choisi pour devise épiscopale la parole extraite de la troisième lettre de saint Jean : " Coopérateurs de la vérité ", premièrement parce que cela me paraissait faire le lien entre ma tâche précédente et ma nouvelle mission. Toute proportion gardée, il s’agit bien toujours de la même chose : rechercher la Vérité, se mettre à son service. Et, deuxièmement, parce que dans le monde actuel, la question de la Vérité a presque disparu, qu’elle paraît dépasser l’homme, et que sans elle tout disparaît, cette devise me sembla moderne dans le bon sens du terme. Sur les armoiries des évêques de Freising figure depuis environ mille ans le Maure couronné : on ne sait pas bien ce qu’il signifie. Pour moi, il exprime l’universalité de l’Eglise, sans acception de personne, ni de race ni de classe, car nous sommes tous " un " dans le Christ (Galates 3, 28) "

Les citations de Benoît XVI sont tirées d’un petit volume autobiographique édité en 1997 et intitulé : " Ma vie, souvenirs (1927-1977) ".

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