
*****
La séparation d’un couple, surtout lorsqu’il y a des enfants, est presque toujours ressentie par les intéressés comme un échec.
Un échec qui entraîne en général beaucoup de souffrances cachées et même quelque fois un sentiment de rejet de la part de leur entourage,
même en milieu chrétien. Pourtant l’Eglise regarde ces couples avec attention, respect et entend leur manifester un vrai soutien.
La séparation n’est pas un acte que l’on pourrait juger à priori comme un mal mais comme une difficulté à laquelle les deux conjoints sont confrontés, chacun par rapport à sa vocation de personne libre et responsable.
Selon la révélation biblique, l’alliance formée par l’homme et la femme dans un couple est considérée par les croyants comme un don de Dieu et une promesse de bonheur : chacun est alors invité à faire tout son possible pour honorer ce don et cette promesse.
Pourtant, la vie commune n’est pas toujours possible et la séparation peut s’avérer un moindre mal, par rapport à des souffrances démesurées si la vie en couple était poursuivie coûte que coûte. Il est bon alors de prendre conseil et, en l’absence d’une autre solution viable, d’envisager sereinement la décision de la séparation.
L’Église catholique admet qu’un couple marié par le sacrement soit amené à se séparer et même à divorcer civilement. Aprés le divorce, celui ou celle qui n’envisage pas de nouvelle union, peut tout à fait recevoir les sacrements de l’eucharistie et de la réconciliation.
Ce n’est pas la séparation, mais le remariage civil qui n’est pas accepté par l’Eglise catholique. En effet, l’engagement que chacun a pris devant Dieu vis-à-vis de l’autre dans son mariage sacramentel subsiste même dans la situation de séparation.
Mais les couples divorcés remariés ont tout de même leur place dans l’Eglise, comme cela est développé un peu plus loin.
Après la séparation
Contact : Cana Espérance
Luc et Marie-Laure LESCAR
01 60 75 87 80
Courriel
Dans notre diocèse, il y a différents groupes de parole pour les divorcés : les groupes relais. Vous pouvez y trouver écoute, partage et soutien auprés d’ autres personnes ayant vécu elles aussi une séparation ou un divorce.
Contacts :
Pour tous les autres lieux d’habitation, prenez contact avec le service diocésain de la pastorale familiale au 01.60.91.17.00 ou envoyez un mail
Les mouvements familiaux proposent des sessions et des week-end selon leur propre spiritualité :
Leur place dans l’Eglise
Les chrétiens divorcés remariés sont membres à part entière de la communauté chrétienne en vertu de leur baptême et de leur confirmation.
Ils sont invités à participer aux célébrations liturgiques et à participer activement à la vie de la communauté.
L’Eglise leur demande de ne pas participer à la communion parce que leur vie (en rupture d’alliance) n’est pas en pleine cohérence avec le
don eucharistique (sacrement de l’alliance nouvelle).
Dans notre diocèse il existe un groupe pour les couples divorcés remariés.
Contact :
Dominique Terrien
Tél. : 01.60.75.81.33 - Mail
Les mouvements familiaux proposent des sessions et des week-end selon leur propre spiritualité .
Temps de prière lors d’un remariage civil
L’Eglise est heureuse d’accueillir les couples qui demandent un temps de prière et de les accompagner dans ce moment important de leur existence.
Ils ne peuvent pas recevoir le sacrement de mariage, ayant déjà été mariés à l’Eglise, au moins pour l’un d’entre eux. Le sacrement de mariage est unique et il n’y a aucune possibilité de le renouveler.
L’Eglise cependant peut les accueillir pour prier et leur permettre de vivre ce moment sous le regard de Dieu.
Ce n’est pas un remariage. C’est pourquoi L’Eglise demande, pour lever toute ambiguïté, de dissocier ce temps de prière du mariage civil.
Pour préciser toutes ces questions, nous proposons à ces couples de rencontrer des chrétiens afin d’échanger et de voir ce qu’ils peuvent vivre à l’occasion de leur nouvel engagement.
Contacter l’Eglise locale de votre lieu d’habitation
Nous trouvons dans les droits canons les phrases suivantes :
L’Église peut reconnaître la nullité d’un mariage si les conditions pour qu’il y ait un véritable contrat n’étaient pas réunies. Elle constate ainsi que tel maraige n’a jamais été validement contracté. Ce constat éventuel peut avoir plusieurs causes :
Pour demander la déclaration de nullité d’un mariage
Vous pouvez prendre contact avec le chancelier du diocèse au 01.60.91.17.81 ou l’auditeur diocésain qui donnera l’adresse de "l’officialité" qui est le tribunal ecclésiastique. Un avocat écclésiastique (qui ne demande pas d’honoraire) sera mis à la disposition du demandeur ou de la demanderesse, qui aura à rédiger un mémoire expliquant le ou les motifs de la demande de nullité. Le dossier d’instruction sera composé des dépositions des deux époux, des comptes-rendus des auditions des témoins et de la plaidoirie (écrite) de l’avocat. Un collège de trois juges se réunit et prononce la sentence de première instance
Dans l’Eglise catholique, un constat de nullité de mariage n’est déclaré qu’à la suite de deux sentences judiciaires : la première instance et l’appel.
La procédure peut demander beaucoup de temps : un an et demi au minimum. Les frais s’élèvent à environ 400 euros.
Une aide judiciaire ou un aménagement est toujours possible.
L’équipe diocésaine de la Pastorale familiale.