
Père André BAGNOL
10/08/1922 - 28/02/2004
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Ébauche de biographie |
André Bagnol a mené une vie toute simple, sans bruit, et pourtant il a laissé une forte empreinte chez les personnes qui ont croisé sa route.
Un projet de biographie a germé au printemps 2007. L’objectif est de faire connaître le Père André Bagnol pour inviter à mettre nos pas dans les siens à la suite du Christ, car nous avons tous besoin de témoins. Au séminaire, on l’appelait « le Saint ». Partout où il est passé, il a impressionné ceux qui le rencontraient par sa proximité avec le Seigneur, par sa bonté, et par sa profonde humilité qui lui faisait rejoindre les plus petits. Son sourire était déjà tout accueil.
Des paroissiens, des pauvres, des prêtres, des familles d’handicapés, des amis ont donné leur témoignage pour que sa vie soit connue, que son exemple soit suivi, que sa bonté et son amour de Dieu soient contagieux. Merci à chacun d’eux pour sa contribution !
Prêtre conciliaire puisque ordonné avant Vatican II et en pleine maturité quand ce concile fut mis en œuvre dans les paroisses, il est aussi une figure de l’Histoire, en particulier de l’Histoire de l’Église en Île-de-France pendant la seconde moitié du vingtième siècle.
Ami visiteur, vous trouverez des informations glanées ici et là sur celui qu’on appelle l’Abbé Bagnol ou le Père André Bagnol selon les époques où les témoins l’ont connu. Vous aussi, participez ! Envoyez des renseignements pour enrichir ce site ! Voir « Contact »
Bienvenue et bonne lecture !
Enfance 1922-1934"
Que sait-on de ces années lointaines ? Quelques dates inscrites sur le cursus publié lors de son décès :
Né le 10 août 1922 à Limours (Seine&Oise)
Ordonné prêtre le 28 juin 1947 à Versailles (Seine&Oise)
Décédé le samedi 28 février 2004 à Athis-Mons (Essonne)
Aux Archives diocésaines d’Évry, sa fiche du petit séminaire commence par son identité : André BAGNOL, fils de Robert et Lucie COUVENANT.
Le couple aura trois enfants :
Claude né en 1920, décédé en juillet 1997 - 4 enfants dont Claudine est l’aînée
André né en 1922, décédé en février 2004
Gabrielle en 1924, décédée en janvier 2006 - 3 filles dont Chantal est la seconde
(Cf. Claudine P. et Chantal M.)
Petit Séminaire 1934-1941
Après le certificat d’études, André quitte ses parents, ses frère et soeur, et Carrières-sur-Seine pour le Petit Séminaire de Versailles, situé à Grandchamp, dans le quartier de la Cathédrale Saint-Louis.
Contacté pour alimenter cette biographie, l’Abbé Guillaume Boyer témoigne en ces termes : « J’ai été très touché par votre courrier concernant le Père André Bagnol. Il était en effet de mon cours au Séminaire et c’est vrai qu’il faisait notre admiration par sa piété
et sa gentillesse. Effectivement on l’appelait déjà ‘le Saint’.
Le Père Michel Pinard raconte...
En 1939, pour les protéger des bombardements sur la gare des Chantiers, les élèves de rhétorique sont envoyés à Montmagny avec les "vocations tardives". À Noël, André Bagnol adresse ses voeux à son directeur et analyse les relations entre les deux groupes de jeunes. C’est son premier écrit connu.
lire la lettre manuscrite
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Grand Séminaire 1941 - 1947
Michel Pinard, du même cours qu’André Bagnol, explique la différence : « Entre le Petit et le Grand Séminaires, il y avait un pas énorme. En arrivant au Grand Séminaire, on entrait en contact avec tout un groupe qui n’avait pas fait le Petit Séminaire… »
Jean Laplace, d’un an plus âgé, détaille l’emploi du temps…
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Mystérieuse disparition : Octobre 1943 - septembre 1944. André, convoqué pour le S.T.O., disparaît. Il n’a jamais dit de son vivant ce qu’il avait vécu durant cette période. Mais il avait conservé une enveloppe dont le contenu lève le voile sur ce mystère.
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1947 (samedi 28 juin) Ordination en la cathédrale de Versailles
1947 Vicaire de MONTFORT-L’AMAURY (78)
1955 Curé d’ORPHIN (78)
1959 Curé de MARLY-LA-VILLE (95)
1965 Doyen de MÉRÉVILLE (91)
1967 Curé de Ste Marie-Madeleine à MASSY (91)
1979 Curé d’ARPAJON, puis responsable du secteur (91)
1988 Au secteur pastoral de MONTGERON - YERRES - CROSNE (91)
1994 Coopérateur des secteurs pastoraux de PARAY-VIEILLE-POSTE ;
SAVIGNY-SUR-ORGE ; VIRY-CHÂTILLON (91)
2000 En repos au « Carmel » de MONTGERON (91)
2002 En repos à la maison de retraite des Frères des Écoles Chrétiennes, à ATHIS-MONS (91)
En outre, il assurait des aumôneries : « FOI ET LUMIÈRE » auprès de familles d’handicapés, « L’HOSPITALITÉ » avec des pèlerins malades et leurs accompagnateurs à Lourdes, confesseur de religieuses, aumônier diocésain du « M.C.R. »… La liste n’est pas exhaustive, sans compter les innombrables services qu’il rendait avec son cœur, bien au-delà des structures.
Le Père André BAGNOL repose dans le cimetière de Limours (Essonne), sa ville natale. Sa tombe est proche du carrefour central de la partie basse. En se dirigeant vers la partie haute, le caveau se situe près du début de la 2e allée à droite, la stèle en marbre rose, gravée « Famille BAGNOL », accroche le regard.
Paroles et écrits d’ André BAGNOL
Dans son missel, le jeune André avait noté, en page de garde, les dates qui ont jalonné son cheminement vers le sacerdoce.
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Églises restaurées…
En bien des lieux, le Père André BAGNOL a nettoyé, repeint, offert une statue de la Vierge Marie, voire complètement restauré des églises. Jusqu’à la fin de ses jours, il a conservé un dossier sur l’Église de Grosrouvre : des esquisses de vitraux, des schémas d’oratoires à la Ste Vierge Marie… c’était près de Montfort-L’Amaury où il a exercé son ministère de 1947 à 1955. Il a poursuivi sur cette lancée à St Germain-lès-Arpajon (1979-1988) d’où est parti le jumelage des diocèses d’Évry et de Münich-Freising, La Norville dans le même secteur ; il a nettoyé les cloches de Ste Marie-Madeleine à Massy (1967-1979), etc. En connaissez-vous d’autres ? « L’art sauvera le monde » disait-il.
Les « petits »
Le Père André BAGNOL a fondé, en plusieurs lieux, des équipes « Foi et Lumière » où les enfants handicapés et leurs familles reprenaient souffle. Plutôt que par des discours, il gagnait les âmes à Dieu par sa bonté et sa proximité avec les plus petits, les malades, les personnes dans la peine, les SDF, les gens qui venaient se ‘confesser’ et qui étaient touchés aux entrailles par la conversation à cœur ouvert qu’était devenu le sacrement de réconciliation… Des adolescents ont été ‘marqués à vie’. Il ne mesurait ni son temps ni sa peine pour faire du bien.
Sa prière
Ses longs temps de prière sont connus. On croit savoir qu’il commençait sa journée par des heures de prière près du St Sacrement. Combien l’ont vu, mains jointes comme le Curé d’Ars, de longs moments dans l’église avant la messe !
Son amour de Jésus-Hostie était manifeste au moment de la Consécration, son visage transfiguré, comme un amoureux de vingt ans, les yeux rivés sur l’Hostie ! « Vous vous rendez compte à quoi nous les chrétiens nous croyons, c’est de la folie ! » disait-il.
Son amour pour la Vierge Marie est souligné partout. Il disait : « Qui prie la Vierge Marie ne perdra jamais la foi ». Il a acheté de nombreuses statues pour les églises, il en offrait. Il aimait accompagner les malades à Lourdes avec l’Hospitalité. Lourdes était un ressourcement, une respiration. Dans sa chambre de malade où la place était mesurée, il avait sous les yeux une grande statue de la Vierge Marie avec l’Enfant Jésus dans les bras.
À l’un des derniers visiteurs avant sa mort, il avait demandé de prier le « Magnificat » ! Au 4e anniversaire de sa naissance au ciel, c’est avec cette prière que nous avons rendu grâce pour sa vie. Remarquons que le Seigneur lui a fait la grâce de le rappeler à lui un samedi, jour consacré à la Bienheureuse Vierge Marie.
Deux expressions, écrites de la main du jeune André Bagnol, sont placées, sur la page de garde de son missel, comme des devises. La première « Dominus Pars ! » est un extrait du psaume 15.
« J’ai dit au Seigneur : Tu es mon Dieu ! Je n’ai pas d’autre bonheur que toi. (…)
Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort.
La part qui me revient fait mes délices ; j’ai même le plus bel héritage ! »
En dessous, sont notés ces mots : « De claritate in claritatem (29.6.47) ».
Ce dimanche 29 juin 1947, le Père André Bagnol, ordonné prêtre la veille, célébrait donc sa première messe.
Claritate peut être traduit par clarté ou foi. Cette expression pleine de joie évoque le cheminement d’une foi éclairée par le baptême vers une foi plus grande révélée par le Seigneur.
« Nous, les Apôtres, qui n’avons pas, comme Moïse, un voile sur le visage,
nous reflétons tous la gloire du Seigneur,
et nous sommes transfigurés en son image avec une gloire de plus en plus grande,
par l’action du Seigneur qui est Esprit. » (2 Co 3, 18) »
La lente ascension vers le sacerdoce est une approche de celui qui est la Lumière et qui en remplit celui qui lui est intimement associé ! Puisse-t-il, à ce contact, devenir de plus en plus lumineux, transparent à la lumière qui l’habite !
« Heureux les habitants de ta maison : ils pourront te chanter encore !
Heureux les hommes dont tu es la force : des chemins s’ouvrent dans leur coeur !
Quand ils traversent la vallée de la soif, ils la changent en source ;
de quelles bénédictions la revêtent les pluies de printemps !
Ils vont de hauteur en hauteur, ils se présentent devant Dieu à Sion. » [Ps 84 (83)] »
En ce 28 février 2011, 7e anniversaire de sa naissance au ciel, c’est en partageant ces méditations sur « De claritate in claritatem » que nous faisons mémoire du Père Bagnol.
Des faits étonnants
Ne manifestent-ils pas son intense communion avec le Seigneur :
« J’avais remarqué qu’il avait un certain ascendant sur les choses. Par exemple, une fois où il avait brûlé quelque chose dans la cour du presbytère, nous avons vu deux sortes de boules de jonc ou de paille s’échapper du brasier et s’envoler devant nous, sous le vent. Elles allaient vite. Le Père cessa de nous parler et il regarda l’une, puis l’autre boule, fixement, avec ‘autorité’ même, sans prononcer un mot. Et les deux boules se sont arrêtées net dans leur course rapide, tombant à terre brusquement. »
« Ma sœur accouchait de son septième enfant le 29 juillet 1966 dans une clinique. Elle fut transportée d’urgence dans l’après-midi à l’hôpital Lariboisière, suite à une hémorragie cérébrale. Nous allions la voir chaque jour. Son état ne s’améliorant pas, le chirurgien nous prévient le 14 août au soir qu’il envisage de l’opérer. Je connaissais les suites possibles de cette opération. Aussi, en rentrant à Massy, sans en parler à personne, j’ai téléphoné au Père BAGNOL, lui demandant de faire prier le 15 août à toutes les messes, pour une maman dans un état désespéré. Quelle ne fut pas ma surprise, le 16 août, quand le chirurgien me dit : ‘je ne peux pas l’expliquer, mais elle est guérie, vous pouvez l’emmener’ ».
En quoi le P. Bagnol a-t-il transformé la vie
autour de lui, dans l’Église et dans la société ?
À l’écoute des personnes et des besoins collectifs, il a suscité des initiatives pour tous les âges en commençant par les plus petits, des handicapés mentaux avec ‘Foi et Lumière’, les enfants avec des messes des familles, la création d’une troupe scoute, des liens entre jeunes Allemands et Français avec un objectif de réconciliation, puis son soutien énergique au jumelage avec Freising en Bavière, des groupes missionnaires conduisant de la connaissance d’un témoin à la notion d’Église universelle et fournissant des bénévoles dans ses paroisses successives et dans l’équipe diocésaine, des chorales, les équipes de visiteurs de malades étoffées sur son passage… La liste est sans doute longue, complétons la, ce n’est que justice. Il a également mis en route de nombreux laïcs à qui ‘il faisait confiance’.
« Je pense qu’il a transformé la vie dans l’Église : par sa ferveur, sa foi, son don de lui-même à Dieu, sa générosité, son accueil inconditionnel. Dans la société : par ses démarches de partage, son aide aux plus déshérités qu’il considérait absolument comme des frères, c’était comme s’il vivait avec eux. Pour nous, c’était le curé d’Ars. »
« J’entendais ses paroissiens en dire beaucoup de bien. Par sa piété et son humilité, il a rayonné partout où il est passé. » (Un prêtre du diocèse)
« Sa façon d’agir ‘toute donnée aux autres’ m’incita à donner l’Eucharistie à des personnes ne pouvant pas se déplacer. »
Quel testament le Père André Bagnol a-t-il laissé aux ‘disciples’ que nous sommes ? En quoi a-t-il fait évoluer notre vie, nos engagements ? Comment nous aide-t-il à mettre nos pas dans les pas du Christ ?

Beaucoup de personnes, à son exemple, se sont mises à prier avec confiance la Vierge Marie.
« Sa bonté communicative attirait nos cœurs, et nos esprits s’ouvraient à l’Amour qui se dégageait de lui… Nous nous disions : ‘C’est un vrai Prêtre, il vit ce qu’il enseigne à tous’. Il ne fait pas de différence entre les personnes qu’il rencontre. Il aime tout le monde. Il est aussi à l’aise avec les personnes instruites et ‘engagées’ qu’avec les petits enfants, les ‘petits de la vie’, mal-aimés, les pauvres surtout, les Portugais qui, à l’époque [vers Arpajon], étaient nombreux et dépourvus de biens matériels et de considération. Les handicapés : il les chérissait particulièrement. Cela relève d’une grande maîtrise de soi-même, d’un fort attachement personnel au Christ souffrant (et pas qu’en paroles) et d’une extrême sensibilité de sentiments, mise au service de la charité évangélique… Oui, le Père Bagnol est un grand exemple pour moi, et c’est pourquoi je témoigne, et que je désire qu’il soit reconnu pour sa sainteté à l’usage de tous. »
« Sa douceur, sa disponibilité. Il n’était pas rebuté par l’aspect des handicapés. » (Enfant à l’époque)
« Combien sa douceur m’a étonné, en plusieurs circonstances difficiles ! »
« Il m’a redonné confiance en l’Amour divin, en cette ‘Force de l’Espérance’ ! Oui, je ne doute pas qu’il continue de répandre son don d’Amour, en apportant son soutien à tous ceux qui l’invoquent. J’ai ‘l’intime conviction’ qu’il me protège, me soutient et me guide !... »
« Son testament ? Sans aucun doute suivre ses pas à lui, pour pouvoir les placer ensuite dans ceux du Christ… si on ose le geste… ! Il m’a convaincu de résister aux pressions diverses, il m’a permis d’acquérir cette sorte de détachement, de sérénité… »
_ « Je me souviens d’une phrase percutante prononcée dans une homélie : ’Nous naissons tous bruts de fonderie, et il nous appartient d’ébarber notre vie, de nous peaufiner, nettoyer, lustrer, afin d’offrir ensuite à Dieu la meilleure image possible.’ »
« Être toujours près de Dieu qui est notre Père, prier souvent et sincèrement, faire de sa vie un don aux autres. Il nous aide de là-haut à mettre nos pas dans les pas du Christ par la foi, le désintéressement, le peu d’importance apporté à ce qui est matériel, la propagation de cette foi autour de nous. Je le prie tous les jours. Je suis sûre qu’il a une place privilégiée là-haut et je lui demande de m’obtenir beaucoup d’indulgence auprès de Dieu et de me ‘garder une place’. »
« Comme la petite Thérèse, je suis sûr qu’il passe son Ciel à faire du bien sur la terre. » (Un prêtre)
Noël
« Mes sabots dans la cheminée. »
Seigneur, je n’ai pas de sabots,
je n’ai pas de cheminée,
mais, avec mes 72 ans, j’ai bien mieux.
Noël
C’est Toi, Jésus, qui viens manifester, une fois de plus,
ton amour, ta présence.
C’est Toi, Jésus, qui me fais marcher.
C’est Toi qui brûles mon cœur.
Noël
C’est Toi, Jésus, qui me fais entrer dans cette grande amitié
du Mouvement Chrétien des Retraités - Vie Montante.
C’est Toi qui donnes à ma vie, à notre vie à tous,
une immense espérance.
Comme tous mes frères,
je suis marqué par toutes les souffrances du monde :
Je ne m’y habitue pas, je prie, je me sens solidaire.
Noël
Seigneur Jésus, Tu t’es mis sur la paille et Tu nous dis :
« Le monde serait sauvé si les gens comblés se sentaient
eux-mêmes blessés par la pauvreté des pauvres. »
Comblé, je le suis, nous le sommes tous,
ne serait-ce que de Ton amitié, de Ton Amour.
À l’aube de cette nouvelle année,
au souffle de l’Esprit,
sous le rayonnement de la Vierge Marie,
accompagne notre marche, Seigneur Jésus,
brûle notre cœur.
L’espérance, c’est Toi.
L’espérance, c’est nous tous actifs et engagés,
heureux de vivre, heureux d’aimer.
Noël
UN MONDE MERVEILLEUX EST EN TRAIN DE NAÎTRE.
« LA FOI QUE J’AIME LE MIEUX, DIT DIEU,
C’EST L’ESPÉRANCE. » (Charles Péguy)
Père André Bagnol (NOËL 1994)
Le Père Bagnol André nous a quittés il y a cinq ans.
Fin février reste en nos cœurs,
quand approche l’anniversaire,
où notre cher père André
s’est absenté de notre terre
pour répondre ‘oui’ au Seigneur.
Son doux sourire
illumine nos souvenirs.
Que de douceur et de chaleur
en son écoute de nos malheurs !
Tout courbé vers les tout-petits,
vers tous ceux qui sont en souffrance
pour leur redonner espérance
les confiant à Dieu lorsqu’il prie.
Malgré douleurs accumulées
il part à Lourdes brancardier.
Mais l’an suivant, trop épuisé,
étant lui-même si fatigué,
c’est en malade qu’il est allé.
Demandant à Dame Marie
qu’elle veuille bien préparer pour lui
une toute petite place dans le ciel,
afin qu’en les temps éternels
il puisse entrevoir le Seigneur.
Ce Dieu béni qu’il aimait tant,
qu’il nous offrait si souvent
en la Divine Eucharistie
où ses yeux, regardant l’hostie,
rayonnaient d’un si grand bonheur,
remplis d’amour et de ferveur.
Marie-Jo Béguel
28 février 2009
4 décembre 2011. Après avoir oublié cet épisode que je viens de redécouvrir en même temps que votre décès, ces quelques mots pour vous remercier de l’éducation religieuse que vous nous avez donnée, mais aussi et surtout de votre bonté envers les galopins que nous étions à l’époque.
Vous étiez toujours d’humeur égale, chantant toujours lors de vos déplacements, à vélo puis à Solex que vous n’hésitiez pas à prêter à notre grand bonheur.
Sans oublier la construction d’une crèche avec les personnages en terre glaise que nous avions façonnés non sans difficulté. Mais aussi vous nous demandiez de participer à quelques aides à des personnes âgées, aides que pour votre part vous accordiez seul la plupart du temps.
Pour moi une personne comme vous ne peut pas mourir. C’est pourquoi je vous écris comme si vous étiez toujours présent. Un souvenir éternel reste dans mon cœur et les idées me manquent pour vous exprimer toute ma reconnaissance.
Merci ! (Jacques, communiant à Galluis en 1951)
Mme Marie-Agnès Roussiale
20 bis F rue de Chalandray
91230 MONTGERON
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dernière mise à jour
septembre 2012