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31 janvier 2015 - Ordinations diaconales en vue du presbytérat - Retour en images

Mgr Dubost a ordonné diacres en vue du sacerdoce :
- Michel TOEKIDJO.
- Jean-Marie FLOUR,
- Michel-Antoine NGUYEN DUY DINH
- Marie-Pierre KAPENDE LASI

Quelques images pour rappeler la très belle cérémonie d’ordination diaconale...

Télécharger le bon de commande du DVD , DVD contenant une grande partie de la messe, et un CD de photos.

La messe d’ ordination commence par l’appel des candidats :

Père Ribalet : Monseigneur, la Sainte Eglise, notre Mère, vous présente nos frères : Jean-Marie, Marie-Pierre, Michel, Michel-Antoine, et demande que vous les ordonniez diacres en vue du presbytérat.

Mgr Dubost : Savez-vous s’ils ont les aptitudes requises ?

Père Ribalet :Le peuple chrétien a été consulté, et ceux à qui il appartient d’en juger ont donné leur avis.
Aussi j’atteste qu’ils ont été jugés dignes d’être ordonnés.

Mgr Dubost : Jean-Marie, Marie-Pierre, Michel, Michel-Antoine, vous êtes prêts à vous engager au célibat.
Voulez-vous, pour signifier le don de vous-mêmes au Christ Seigneur, garder toujours cet engagement à cause du Royaume des cieux, en vous mettant au service de Dieu et de votre prochain ?

Les Ordinands : Oui, je le veux.

Monseigneur DUBOST : Pour manifester votre résolution, au nom du Seigneur, avancez.
Avec l’aide du Seigneur Jésus Christ, notre Dieu et notre Sauveur, nous les choisissons pour l’ordre des diacres.


Après la Gloire à Dieu, la liturgie continue avec le temps de la Parole


L’assemblée se lève pour chanter le "Veni Creator", hymne à l’Esprit-Saint qui introduit le sacrement d’ordination.

Mgr Dubost : Fils bien-aimés, avant d’être ordonnés diacres, il convient que vous déclariez devant l’assemblée votre ferme intention de recevoir cette charge.
Voulez-vous être consacrés dans la diaconie de l’Église par l’imposition de mes mains et le don du Saint Esprit ?

Les ordinands : Oui, je le veux.

Monseigneur DUBOST : Voulez-vous accomplir votre fonction de diacre avec charité et simplicité de cœur, pour aider l’Évêque et ses prêtres, et faire progresser le peuple chrétien ?

Les ordinands : Oui, je le veux.

Monseigneur DUBOST : Voulez-vous, comme dit l’Apôtre Paul, garder le mystère de la foi dans une conscience pure, et proclamer cette foi par vos parole et par vos actes,
fidèles à l’Évangile et à la tradition de l’Eglise ?

Les ordinands : Oui, je le veux.

Monseigneur DUBOST : Voulez-vous garder et développer un esprit de prière conforme à votre état et, dans la fidélité à cet esprit, célébrer la liturgie des Heures en union avec le peuple de Dieu, intercédant pour lui et pour le monde entier ?

Les ordinands : Oui, je le veux.

Monseigneur DUBOST : Voulez-vous conformer toute votre vie à l’exemple du Christ dont vous prendrez sur l’autel le corps et le sang pour le distribuer aux fidèles ?

Les ordinands : Oui, je le veux, avec la grâce de Dieu.

Les ordinands s’approchent de l’Évêque un par un, et agenouillé devant lui, mettent leurs mains jointes entre ses mains..

Monseigneur DUBOST : Promets-tu de vivre en communion avec moi et mes successeurs, dans le respect et l’obéissance ?

L’ordinand : Je le promets.

Monseigneur DUBOST : Que Dieu lui-même achève en toi ce qu’il a commencé.



Après la litanie des Saint, Mgr Dubost étend les mains sur les ordinands en disant cette prière, puis en silence leur impose les mains.

Seigneur, notre Dieu, écoute notre prière : C’est toi-même qui agis dans les sacrements
dont nous avons reçu la charge : Sanctifie donc par l’ordination celui que nous te présentons pour le ministère du diaconat.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.
Amen.

Enfin chaque nouveau diacre reçoit son étole, sa dalmatique et s’avance vers Mgr Dubost pour recevoir l’Évangéliaire :

Reçois l’Évangile du Christ, que tu as la mission d’annoncer.
Sois attentif à croire à la Parole que tu liras, à enseigner ce que tu as cru, à vivre ce que tu auras enseigné.




Le temps de l’ordination se termine par le baiser fraternel des frères diacres présents à la célébration.
Les 4 nouveaux diacres prennent place autour de l’autel pour assister Mgr Dubost au service de la Table





Après les remerciements dits au nom de tous par Jean-Marie, Mgr Dubost bénit une dernière fois les nouveaux diacres et l’assemblée.


Présentation des diacres

Marie-Pierre KAPENDE LASI

« Ô Bonitas ! » (Ô Bonté !) disait Saint Bruno découvrant la quiétude de la solitude de Chartreuse !

Je suis originaire de la République démocratique du Congo, né à Lubumbashi mais originaire de la province du Bandundu, dans le Kwango, du village de Swa-Bangu qui est aussi le titre de notre famille, dans le diocèse de Kenge. Je suis en France depuis 2001 venu pour être moine au monastère de la Grande Chartreuse où je suis resté jusqu’en mars 2004. Je suis l’africain novice du film Le Grand Silence de Philip Gröning sur les moines de la Grande Chartreuse. Premier garçon et septième enfant d’une famille de 15 enfants (dont 11 filles et 4 garçons). Après mon départ de la Chartreuse je me suis arrêté à Évry parce que mon frère y vit avec sa famille. Il m’a fait rencontrer un entrepreneur congolais qui m’a appris à travailler comme électricien, métier que j’ai exercé pendant 4 ans avant d’être animateur pastoral dans le secteur de Corbeil-Essonnes (1 an) et après adjoint au directeur pour la pastorale pour l’Ensemble Scolaire Saint Spire avant les études à Rome.

Ma vocation remonte à l’âge de 5 ans. Pour la première fois dans l’église Saint-Alphonse dans la commune de Matete à Kinshasa, je voyais un prêtre Noir célébrer la messe. N’en ayant jamais auparavant, j’ai posé la question à mon père pour savoir si un Noir pouvait aussi devenir prêtre. Papa a accepté et je lui ai dit que moi aussi je le serai. Mon père qui n’autorisait jamais que l’on parle à l’église m’avait répondu en disant : « Si c’est cela que tu veux il faut beaucoup étudier car les prêtres étudient beaucoup ». Cela m’a conduit après au Petit séminaire de Katende, au collège de Kiniati, au Grand séminaire de Kalonda et à l’université de Kinshasa où j’ai fait une maîtrise de philosophie.

Depuis septembre 2012, je suis au séminaire pontifical français de Rome, envoyé Mgr Dubost pour le diocèse d’Évry-Corbeil-Essonnes. Je suis en dernière année du baccalauréat canonique de théologie à l’université grégorienne de Rome. Je finis en juin 2015 si le Seigneur le veut. Je serai incardiné dans le diocèse d’Évry-Corbeil-Essonnes.

Michel TOEKIDJO

Michel TOEKIDJO

« Une seule chose te manque ; va, ce que tu as vends-le, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor dans le ciel ; puis viens, suis-moi. » Mc 10, 21

Né le 12 avril 1960 à Nouméa en Nouvelle-Calédonie, d’origine indonésienne, donc issu d’une famille de tradition musulmane, je suis devenu chrétien par mon baptême à Pâques 2005, à 45 ans.
Après une carrière militaire de 22 ans dans l’Arme du Train ( Logistique), passée en totalité en métropole, je suis retourné à Nouméa pour prendre ma retraite en 2000.
Pendant mes années en métropole, j’ai été amené à être parrain trois fois sans être chrétien et en rentrant à Nouméa, j’étais disposé à préparer mon propre baptême. Il s’agissait d’un idéal de cohérence, une mise à jour par rapport à mes filleuls (et non dans un souci d’honneur )
Mon parcours a débuté à ce moment là. Le diacre permanent qui m’avait préparé au catéchuménat m’avait proposé cette voie en me disant : « Michel, tu es célibataire, à la retraite et disponible, est-ce que tu ne voudrais pas servir l’Église de Nouvelle-Calédonie ? » Je lui ai donné une réponse affirmative, ne sachant pas ce que sera la suite…
C’est en arrivant au Séminaire Inter-diocésain d’Orléans en 2009, que j’ai pris conscience que j’étais en fait, en train de découvrir ma conversion totale, et que les évènements se sont succédés jusqu’à aujourd’hui.
Est-ce que l’on peut qualifier ma vocation comme un appel ? Moi, je dirai plus, que j’ai été mis sur le chemin par quelqu’un.
Le temps de Pâques m’a ouvert les portes de l’Église, impliquant ma propre situation personnelle et mon identité de nouveau baptisé, ainsi qu’un départ vers une destination inconnue, à laquelle je ne m’étais pas préparé.
C’est grâce aux témoins du Christ, croisés sur ma route que j’ai été affermi dans ma foi, par un soutien qui m’a permis de répondre à cet appel…
Si je suis dans le diocèse, c’est aussi par l’intermédiaire de Mgr Michel Dubost qui m’a accueilli comme un « Père », pour me permettre de suivre ma formation en français, et non en anglais aux îles Fidji.
Actuellement, je termine ma troisième année au Collège des Bernardins à Paris où, je suis les cours publics de l’Institut Supérieur des Sciences Religieuses qui prépare en trois ans au baccalauréat en sciences religieuses (licence européenne).
Mes passions : le sport, en particulier le tennis (individuel) et le volley-ball (collectif), mais aussi, la plage…
Pour résumer, je dirai que ma vie est ponctuée par l’esprit de service.
Ma première vie : au service de la nation comme soldat de la paix et ma deuxième vie : au service de l’Église comme disciple de Jésus.

Jean-Marie FLOUR

« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais c’est moi qui vous ai choisis et vous ai établis pour que vous alliez et portiez du fruit et que votre fruit demeure, afin que tout ce que vous demandez au Père en mon nom, il vous le donne. Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres » (Jn 15, 16-17).

J’ai 51 ans, je suis méridional, originaire de l’Hérault, de famille chrétienne. En 1977, suite à une longue maladie, ma mère est partie chez le Père éternel ; j’avais alors 13 ans et demi.
Mes deux sœurs étant plus jeunes, mon père a choisi de refaire sa vie. Comme réponse à notre prière, l‘année suivante, il rencontre et se marie avec Magdeleine, qui est devenue pour chacun de nous une nouvelle mère.
La famille recommence une nouvelle vie dans l’Ouest de la France. J’entreprends des
études d’horticulture qui me passionnent. Le Bac agricole en poche, je vais travailler en entreprise paysagiste pendant dix ans en région parisienne. Ma vie de foi se développe, avec le soutien de ma famille, puis de mon engagement au sein de la branche des jeunes du mouvement chrétien des Focolari en France. Pendant cette période, à trois reprises au cours de retraites spirituelles, je reçois dans le cœur la possibilité de consacrer ma vie à Dieu.
Pourquoi pas à travers le sacerdoce ? La question était ouverte… Le travail, pourtant intéressant, ne me comble pas… En recherche sur le sens à donner à ma vie, je vais vivre pendant deux ans comme animateur bénévole dans une communauté de l’Arche de Jean Vanier, un temps de grâce où je reçois bien plus que je ne donne. Pour autant, je ne pense pas poursuivre ma vie à l’Arche. J’y reçois le conseil de vivre un accompagnement au sein de la communauté Gennésaret dont la mission est justement de permettre un cheminement spirituel, à travers un discernement et une guérison de blessures de la vie passée. Au bout d’une semaine, je sens bien que je ne suis pas prêt à continuer et je retourne dans la vie active. Mais le Seigneur veillait…
Quatre ans après, en 1994, le moment est venu et je m’engage dans la communauté pour y être accompagné pendant un an. Depuis, vingt ans ont passé… et j’y suis toujours ! Tout au long de ces années, j’ai vécu un vrai cheminement spirituel qui m’a permis de reconnaître l’appel du Seigneur sur moi au service de la mission de la communauté. En 2007, je vis une consécration à travers les vœux, propres à la communauté, de célibat et de miséricorde. Mais, six mois plus tard, nouveau rebondissement ! Au cours d’une retraite en Terre Sainte, je reçois du Seigneur, cette fois-ci de manière forte et claire, l’appel vers le sacerdoce.
Actuellement, je suis en sixième et dernière année de formation théologique à la faculté Notre-Dame du Collège des Bernardins à Paris. Parallèlement à cette formation, j’ai pu partager la vie de prêtres en paroisse sur trois secteurs différents de notre diocèse, comme une expérience importante qui me confirme dans l’appel reçu. J’ai également la chance de vivre et de me sentir soutenu par la communauté Gennésaret. L’entretien du terrain de la maison principale, à Richarville, reste pour moi un temps de détente et une source d’équilibre. Avec mes passions d’enfance qu’ont été l’histoire-géographie et le dessin, le jardinage garde toujours une place certaine dans ma vie. En tant que membre de Gennésaret et la communauté étant de droit diocésain, il était logique que je sois appelé à servir notre diocèse.
Après tout ce chemin, confiant en la présence du Seigneur à mes côtés, c’est avec une grande joie que je choisis de consacrer ma vie à son service et à celui de son Église.

Michel Antoine NGUYEN DUY DINH

“ L’amour de Christ me presse ” (2Co 5,14)

Je m’appelle Michel Antoine Nguyen Duy Dinh, et je suis né le 15 Avril 1970, et baptisé aussitôt. Ma famille est originaire du Vietnam, de la province d’Ha Tinh, plus précisément sur la côte centrale du Nord du Viêt Nam.
J’ai effectué mes études dans ma province, puis mes études supérieures à l’université d’Hanoi, en français.
Puis je suis rentré dans la Communauté de Saint Jean Baptiste Le Précurseur et j’ai continué des études de philosophie et de théologie.
A part mes études, je suis passionné d’informatique, prendre des photos et les retravailler avec “Photoshop”, et aussi tourner des films.
D’où vient ma vocation ? Quand j’étais à cinquième classe de l’école civile, un jour le Prêtre qui m’avait baptisé m’a demandé : “que penses-tu de la vocation sacerdotale ?”. Je ne lui ai rien répondu en souriant. À partir de ce jour-là, j’ai poursuivis mes études pour suivre le chemin de ma vocation. Ma famille avait des difficultés, mes frères et mes sœurs ont dû quitter l’école plus tôt, mais moi, je poursuis mes études encore maintenant.
Je suis appelé à servir en Essonne parce que mon Évêque au Vietnam a formé des séminaristes qui peuvent servir l’Église au Vietnam et à l’étranger surtout en France, donc je suis un des séminaristes appelés à servir en Essonne et j’en suis ravi.
Du point de vue des études, actuellement, je suis un programme spécifique à L’Institut catholique de Paris.

Mgr Michel Pansard
La vidéo du pape François
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Octobre 2017
La Croix