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Pastorale de la Santé

Communiqué

Une équipe Actualité Formations
Orientations du Service Des chrétiens présents
auprès des malades
à des titres divers
Pastorale des handicapés
Communion aux malades Groupes Aidants Documents divers

Une responsable

- Responsable diocésaine des aumôniers d’hôpitaux
Marie-France VIDON
Maison diocésaine - 21 cours Mgr Romero
91006 Évry cedex
Courriel

Actualité

Le Saint-Siège a mis à jour sa « Charte des personnels de la santé » , publiée sous l’égide du Conseil pontifical pour la pastorale de la Santé en 1995. Le nouveau document, actualisé en tenant compte des questions éthiques nées ces dernières années, a été présenté le 6 février 2017 au Vatican. Il encourage les personnes du monde de la santé à promouvoir le « droit à la santé » pour tous.

Lire l’article de Zenit

Formations

Programme des formations organisées par la Pastorale de la Santé de Paris pour l’année 2017-2018

-  Organisation
Les ateliers se déroulent de 9h30 à 12h30 à la maison diocésaine 10 rue du cloître Notre Dame – 75004 PARIS Sauf pour :

  • La session de formation des "Nouveaux" (samedi et dimanche, à Chevilly Larue – 94)
  • L’atelier N°1(bis) : (samedis de 9h30 à 16h30 à St Germain l’Auxerrois)
  • Les ateliers N°11 – 12 : (collège des Bernardins ; 9h30 à 12h00)
  • L’atelier N° 13 : (collège des Bernardins ; 10h00 à 12h00)

Télécharger le tract

Contact :
Francine Nansé - 01 78 91 91 76 – courriel

-  Listes des ateliers
Télécharger la listes des ateliers

  • Atelier 1(bis) - Formation de base des visiteurs d’Aumônerie
    Les samedis 27 janvier - 10 février et 10 mars 2018.
     Besoins spirituels des personnes malades ou âgées
     L’écoute : une technique au service de notre savoir être
     Qualités de la visite, qualités du visiteur
     Demandes religieuses, réponses d’Église
     La rencontre : un sacrement ?
     Relecture des modules, questions, remarques
    Animée par Michel Callot, diacre.
  • Atelier 2 - Mieux écouter pour mieux communiquer
    Les lundis 6, 20 et 27 novembre, 4 et 11 décembre – 12 et 19 mars 2018.
    Écouter c’est être une présence, une pleine présence.
     Echanges sur la pratique de chacun, difficultés, pièges…
     Exercices de simulation, de diagnostic d’écoute personnelle, de jeux de rôles, de temps d’analyse
     Définir les présupposés, les conditions de l’accompagnement, les attitudes requises pour une relation apaisante et constructive.
    Animé par Patricia Fouassier-Laffage, psychologue clinicienne.
  • Atelier 3 - Des sacrements pour les malades
    Les jeudis 29 mars – 12 avril et 3 et 17 mai 2018
    Les sacrements dans l’accompagnement des personnes hospitalisées
     Présentation générale des sacrements
     Approfondissement de l’eucharistie, l’onction des malades, le sacrement de réconciliation
     Éclairage théologique, liturgique et pastorale en lien avec le contexte de la maladie et du milieu hospitalier
    Animé par Père Jean-Bruno Durand, s.j..
  • Atelier 4(bis) - Initiation à la psychopathologie
    Les mercredis 17 et 31 janvier – 14 février – 7 et 21 mars – 4 avril 2018.
    Identifier les pathologies pour apporter une écoute et une parole adaptée.
     Connaître les différentes pathologies mentales et les souffrances liées
     Psychoses, névrose, états limites : discernement
     Les troubles de la personnalité
     Addictions : définition ; caractéristiques
    Animé par Henri Savarit, cadre santé milieu psy et Jean-Paul Arveiller, psychologue clinicien.
    Pour s’inscrire à cet atelier. Attnetion 15 places seulement.
  • Atelier 5(bis) - Écoute et accompagnement en fin de vie
    Vendredi 2 février, mardi 6 février, vendredi 16 février, lundi 5 mars et vendredi 16 mars
    La fin de vie : processus irréversible.
     Réfléchir et enrichir le mode d’accompagnement pour plus de sérénité et d’humanité.
     Acquérir de nouveaux moyens conceptuels et pratiques
     Développer une véritable relation d’aide
     Se sentir moins démuni dans la confrontation à la mort
    Animé par Patricia Fouassier-Laffage, psychologue clinicienne.
  • Atelier 6 - Cas cliniques
    Les jeudis 18 et 25 janvier - 15 février - 15 mars et le vendredi 9 février
    Personnes âgées - Maladies neurodégénératives - Cancer
    Ouvrir la discussion entre aumôniers et le médecin spécialiste présentateur autour de cas cliniques soulevant des questions :
     Droit ou éthique, droit à l’information
     incertitude sur l’avenir
     accès aux soins
     autonomie du patient
     obstination déraisonnable
     Accompagnement en fin de vie…
    Animé par Nadine Le Forestier, Jean Louis Misset et Christophe Trivalle, médecins
  • Atelier 7 - Qu’est-ce que la prière ?
    Les jeudis 11 janvier - 1er et 8 février - 8 mars
    Éclairer de façon concrète notre vie de prière
    La prière chrétienne prend des formes diverses, adaptées aux différents moments de la vie et aux personnes.
    Cet atelier nous permettra d’explorer ces diverses facettes à partir des textes bibliques et de textes de la Tradition en vue d’éclairer de façon concrète notre vie de prière…
    Animé par Sophie Binggeli, docteur ès lettres - Licence canonique de théologie
  • Atelier 8 - La notion d’Alliance dans la Bible
    Les mercredis 7 et 14 février - 7 et 14 mars – 4 et 11 avril
    "L’Alliance : Emmanuel, Dieu avec nous"
     Entrer dans le cœur de la Révélation : Dieu "avec", Dieu "pour" l’humanité…
     Alliance entre Dieu et son peuple Israël : proximité, altérité et réciprocité, à travers une histoire mouvementée…
     Étude des textes de l’Ancien et du Nouveau Testament. Enseignement et réflexion en groupe
    Animé par Anne-Claire Bolotte, professeur d’histoire, bibliste
  • Atelier 9 - La question de Dieu en Théologie
    Les vendredis 10, 17 et 24 novembre - 1 et 8 décembre
    Dieu, le retour
    "Du Dieu un et trine" À travers un plan circulaire (la 5ème séance reprend et éclaire la 1ère), cet atelier alliera un parcours à la fois théorique et pratique sur la question centrale et traditionnelle en théologie de la question de Dieu.
    Animé par le père Laurent Lemoine, o.p.
  • Atelier 11 - Fondement de la vie spirituelle
    Les vendredis 10, 17 et 24 novembre - 1, 8 et 15 décembre
    Attention : la formation se déroule au collège des Bernardins
    Le fondement de la vie spirituelle c’est le Christ qui vit au cœur des croyants
    Ainsi l’expérience spirituelle chrétienne est-elle nourrie et structurée par la Parole de Dieu, les sacrements et la Foi…
    Ce cours s’attachera à montrer qu’il y a une histoire de l’expérience de Dieu et une histoire de la théologie spirituelle à travers les âges de l’Église depuis les origines.
    Animé par Elyane Casalonga, théologienne
  • Atelier 12 - Expérience spirituelle et psychologie
    Les mardis 9, 16 et 23 mars - 6 et 13 avril - 4 mai
    Attention : la formation se déroule au collège des Bernardins
    Le salut de Dieu ne se confond pas avec la santé, ni la Foi avec les signes ou les émotions
    C’est dans un psychisme humain qu’est vécue la vie spirituelle, mais celle-ci ne saurait se réduire à sa dimension psychologique.
     les risques de confusion peuvent être évités si est reconnue et nommée la différence entre discernement spirituel et jugement personnel ;
     maturité spirituelle et psychologique ;
     for interne et for externe…
    Animé par Elyane Casalonga, théologienne
  • Atelier 13 - L’homme à l’épreuve de la maladie d’Alzheimer
    à partir du vendredi 9 février, tous les vendredis sauf vacances scolaires, 10h à 12h (Cf. Formulaire d’inscription)
    Attention : la formation se déroule au collège des Bernardins
    La vieillesse devient-elle un non-sens ?
    Face à l’épreuve que constitue la maladie d’Alzheimer non seulement pour le malade mais aussi pour son entourage, une réflexion sur l’affection, sur les répercussions morales et sociales qu’elle entraîne sera proposée…
    Animé par Béatrix Paillot, médecin gériatre

Orientations du Service

"Soigner, guérir, faire vivre" : c’est le dynamisme propre du monde de la santé ; il procède d’un espoir et d’un amour pour l’homme. C’est là que s’enracine une pastorale de la santé.

Les orientations du Service sont les suivantes
- Reconnaître la place de personnes malades, handicapées, exclues
- Etre attentifs à tous les professionnels de la santé, leur proposer des temps de réflexion et de récollection
- Collaborer avec les responsables socio-politiques
- Assurer la formation des responsables d’aumôneries, des bénévoles
- Prendre en compte les questions éthiques
- Créer, développer, animer des équipes d’aumônerie en établissements de soins et des équipes en paroisse de service évangélique des malades
- Susciter la communion entre tous les acteurs chrétiens en santé
- Faire progresser la mission de l’Eglise dans le monde de la santé.
- Accompagner la souffrance et la maladie là où elles sont présentes
- Organiser un " DIMANCHE SANTÉ " sur les paroisses avec une proposition de liturgie en lien avec la journée mondiale du malade pour sensibiliser les communautés chrétiennes aux problèmes de la santé
- Faire connaître le sacrement des malades comme chemin de vie

Des chrétiens présents auprès des malades à des titres divers

- EN AUMÔNERIES CATHOLIQUES HOSPITALIERES ou MAISONS DE RETRAITE

  • Les Aumôneries hospitalières sont au nombre de dix dans notre diocèse (Arpajon, Bligny, Champcueil, Evry-Corbeil, Draveil, Étampes (Hôpital général et psychiatrique), Longjumeau, Orsay, ).
  • L’aumônerie est un groupe de personnes envoyées par l’Eglise pour témoigner de l’amour miséricordieux, sous la responsabilité d’un aumônier prêtre ou laïc.
  • L’aumônerie offre un accompagnement qui aide les patients à puiser dans leurs ressources spirituelles, l’énergie nécessaire pour traverser la crise provoquée par la maladie et ceci quelques soient les convictions religieuses de chacun.
  • Elle répond aux demandes d’ordre spirituel et/ou religieux exprimées par le patient, par sa famille ou par le personnel soignant.
  • Elle propose les sacrements de l’Église
  • Elle travaille dans un esprit interconfessionnel et inter religieux.
  • Elle se forme en ayant une vie d’équipe régulière, ainsi que des journées de formation proposées par le diocèse. (voir charte)

- EN TANT QUE MEMBRE DU SERVICE ÉVANGELIQUE DES MALADES

C’est un Service de la communauté paroissiale d’un secteur par lequel des laïcs, religieuses et religieux, prêtres et diacres se constituent en équipe pour répondre à l’appel de Jésus. Et cela, en vue de manifester aux personnes malades, âgées ou handicapées, la tendresse de Dieu et leur annoncer la bonne nouvelle de J-Christ. Il s’agit de rejoindre les malades à domicile , dans un souci de présence fraternelle, de cheminer avec eux, dans le respect des consciences, sur le plan de la prière et de la vie sacramentelle. (Il sera appelé à porter la communion -voir fiche) Ces personnes bénévoles se retrouvent en équipe au cours de réunions périodiques pour prier ensemble, partager la Parole, échanger des expériences et recevoir une formation adaptée. Un responsable est nommé pour coordonner les actions.

Contact : M. Didier BERTHAUD
courriel

- EN FAISANT PARTIE D’UN MOUVEMENT PROCHE DES MALADES

  • Service de pédagogie catéchétique spécialisée
    M. Philippe GERMAIN, diacre
  • L’hospitalité de Lourdes et son pèlerinage diocésain annuel en avril avec les personnes malades /handicapées
  • Lourdes Cancer Espérance : pèlerinage annuel en septembre avec les personnes vivant la maladie du cancer
    (Marie-Andrée Haab)

Pastorale des Handicapés

La Fraternité chrétienne des personnes malades et handicapées, est un mouvement d’Église. La FCPMH rejoint les personnes malades et handicapées pour les aider à s’intégrer dans leur milieu de vie et leur annoncer le Dieu de Jésus-Christ.
Un groupe est en cours de formation.
A son service :
Responsable diocésain : M. Jacques BAUCHE
Secrétaire : M. Patrick BARRÈRE
Communication : Mme Marie-Claude TAXIL
Trésorière : Mme Maria Magdalena LOPEZ

Contact

Porter la communion aux malades

- Le service de la communion aux malades est de plus en plus répandu. Il est souvent organisé dans le Service Évangélique des Malades. Il peut aussi arriver qu’un membre d’une famille soit malade et doive rester à la maison ; comment faire quand l’un de ses proches veut lui apporter la communion ?

- On prépare un lieu pour accueillir l’hostie : sur la table, on dispose un napperon, une bougie et une croix posée sur la table, par exemple.

- Entrée en célébration
La personne qui porte la communion, après avoir déposé la custode, commence par le signe de la croix puis peut dire : "La paix soit sur cette maison." Ensuite vient la préparation pénitentielle qui peut être le Je confesse à Dieu. On peut prendre aussi la préparation pénitentielle de la messe paroissiale. Cette première partie se termine par la prière qui peut être la prière d’ouverture de la messe du jour.

- Écouter la Parole de Dieu
La lecture de la Parole de Dieu sera l’un des textes de la messe du jour. La lecture peut être commentée par quelques mots, de l’homélie de la paroisse par exemple. Il serait bon de prendre la prière universelle paroissiale ou quelques intentions de celle-ci.

- Communion
La personne qui porte la communion invite à dire le Notre Père. Comme nous l’avons appris du Seigneur et selon son comportement nous pouvons dire :" Notre Père ... Et tous disent ensemble la prière du Seigneur. Puis, l’hostie est présentée au malade :" Heureux les invités au repas du Seigneur. Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde." "Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri."

- Après un temps de silence on conclut par le signe de croix : Que le Dieu tout-puissant nous bénisse, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Amen

Autres groupes Aidants

AGAPA
OUVERTURE DE L’ANTENNE
dans le diocèse d’Evry

IVG IMG MORT IN UTERO MORT A LA NAISSANCE
A QUI EN PARLER ?

L’association AGAPA propose un accueil, une écoute, un accompagnement aux personnes, homme ou femme, en situation de souffrance, après une interruption de grossesse, spontanée, médicale ou volontaire (fausse couche, IMG, IVG), ou la perte d’un enfant à la naissance quelque soit le temps passé depuis l’évènement.
Cet accompagnement spécifique, individuel, est proposé par des écoutantes formées et supervisées par des professionnels pour aider à se reconstruire, et retrouver confiance en soi.
Cette association est en lien avec les services de pastorale de la santé ou la pastorale familiale des diocèses. Le siège est à Paris et d’autres antennes existent en région parisienne et en province.

Accueil sur rendez-vous à :
• Brétigny, 12 rue Maurice Boyau
(près de la Gare de Brétigny)
• Athis-Mons, 4 rue de la Montagne d’Athis
(près de l’école Saint Charles)

Contact :
Agapa-Essonne : 06 87 13 94 27
Courriel - site

*****

Communication autour du Groupe d’Aid aux Aidants de Yerres
(mars-juin 2011)

France Alzheimer Essonne est une association de familles qui soutient les aidants familiaux de malades d’Alzheimer ou malades apparentés. Elle est affiliée à l’Union France Alzheimer.

Depuis 2004, l’association propose des groupes de partage et d’information : les Groupes d’Aide aux Aidants.
Face aux évènements stressants, les recherches montrent que les personnes qui s’informent, analysent la situation et agissent, diminuent le risque d’épuisement.

L’association organise cinq sessions de Groupe d’Aide aux Aidants par an sur l’ensemble de l’Essonne avec le soutien financier du Conseil Général et en partenariat avec des structures locales en gérontologie (hôpital, maison de retraite, accueil de jour…).

Un Groupe d’Aide aux Aidants se déroule sur 6 séances de 2h animés par des professionnels et encadrés par la psychologue de l’association. _ Les thèmes retenus sont :
- La maladie : quelle évolution, quel traitement ?
- Les troubles du comportement : comment y faire face ?
- La vie quotidienne : soins du corps, alimentation, aides humaines et matérielles
- La maison de retraite : à quel moment y penser et quelle place pour la famille ?
- La communication : comment continuer à communiquer avec quelqu’un qui perd ses mots
- Prendre soin de soi pour prévenir l’épuisement

Un prochain Groupe se déroulera de mars à juin 2011 à la Résidence Asphodia de Yerres.
L’inscription est gratuite et soumise à un entretien préalable et un engagement de participation.
Pour tout renseignement, contacter l’association France Alzheimer Essonne au 01 64 99 82 72.

Documents et Conférences diverses

- La révision des lois de bioéthiques et de la loi Leonetti nous interpelle : premier volet les débuts de la vie : questions sur l’ embryon, les cellules souches, le clonage regard des différentes religions sur l’embryon et intervention d’AGAPA : la grossesse interrompue.
Journée de Formation - 12 février 2009

- Messe de Notre-Dame des douleurs, homélie de Benoît XVI - Lourdes, 15 septembre 2008

- Conférence du Père Jean-Daniel Hubert - Foi et Dépression - 3 février 2008

- Loi relative aux droits des malades et à la fin de vie : des ambiguïtés à lever
Déclaration de Mgr Ricard - 13 avril 2005

- C.R formation accompagnement du deuil et ses ritesdu 9 mars 2006

- Formation sur la maladie d’Alzheimer.docdu 15 mars 2005 à Draveil

- Le sacrement des malades, quelques pistes réflexion
(document à partir du bulletin de liaison d’Angers)

- Les processus de vieillissement et leurs avatars...
Conférence du 2 juin 2005 - Martine BUTAT - Psychologue Clinicienne

On trouvera, ci-après, la déclaration du Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France, concernant le débat sur la fin de vie. Devant un sujet si grave et douloureux, l’essentiel est de rendre « plus manifeste le respect dû à toute personne » vivant ses derniers jours. Non à l’acharnement thérapeutique. Non à l’acte de tuer. Oui à un développement réel et qualitatif des soins palliatifs. Ce sont les solidarités familiales et sociales qui sont à renforcer.

Mgr Bernard Podvin
Porte-parole des évêques de France

Fin de vie :
pour un engagement de solidarité et de fraternité

Un projet de loi sur la fin de vie pourrait être déposé devant le Parlement d’ici la fin de l’année. Des rapports et des avis rendus publics ces derniers mois ont demandé des améliorations de la loi Leonetti. Cependant, améliorer la législation, ce n’est pas la changer fondamentalement. Le sujet est trop grave pour ne pas agir avec prudence.
Contrairement à d’autres, l’avis rédigé par un « panel de citoyens » propose de légaliser le « suicide médicalement assisté », sous condition d’une demande expresse d’une personne en fin de vie ou atteinte d’une maladie jugée irréversible. Aider un malade à mettre lui-même fin à ses jours ou provoquer délibérément la mort d’un patient à sa demande, ce qui est proprement appelé euthanasie, sont inacceptables. L’avis admet même la pratique de l’euthanasie sans consentement de la personne devenue incapable de s’exprimer !
Notre société cherche à « esquiver la mort » et redoute la proximité avec celui qui va mourir. Elle pourrait être ainsi conduite à des décisions inhumaines. Il importe donc de clarifier le vocabulaire et les buts poursuivis. Personne ne peut provoquer délibérément la mort, fût-ce à la demande d’une personne gravement malade, sans transgresser un interdit fondamental. « Tu ne tueras pas » demeure une exigence morale majeure de toute société, et, pour les croyants, un commandement de Dieu. C’est le fondement de toute vie sociale respectueuse d’autrui, spécialement des plus vulnérables. Nombre de nos contemporains, en raison d’une maladie, d’un handicap ou de leur âge, se sentent devenus une charge pour leurs proches et un poids pour la société. Ils souffrent de leur solitude, de l’indifférence d’autrui, du regard porté sur eux dans une société axée sur les valeurs d’autonomie et d’efficacité. Ceux qui en viennent à douter de la valeur et du sens de leur vie ont besoin « d’accompagnement, de solidarité et de soutien dans l’épreuve ». N’aurons-nous rien d’autre à leur proposer que de mettre fin à leur existence ?
Le suicide est souvent présenté de nos jours comme « une ultime liberté ». Mais en même temps, on s’alarme, à juste titre, des taux élevés de suicides particulièrement chez les jeunes et les personnes âgées. Comment réagir contre la banalisation du suicide et en faire en même temps la promotion ? Comment pourrions-nous juger nécessaire d’aider certaines personnes à affronter un épisode de détresse pour éviter l’irréparable, et, par ailleurs, encourager et assister d’autres personnes dans leur volonté de mourir ? Qui deviendrait le juge des vies qui ne valent plus d’être vécues ? Il serait discriminatoire d’estimer aussi différemment la valeur de la vie des uns et des autres.
Tout suicide affecte la solidarité et la volonté de vivre du corps social. Il est donc nécessaire et urgent de poursuivre un véritable engagement de solidarité et de fraternité. Beaucoup se sont investis pour soulager les douleurs et les souffrances de la fin de vie mais « la tâche à accomplir est encore immense ». Les campagnes médiatiques de promotion d’une nouvelle loi contribuent malheureusement à détourner l’attention des indispensables réformes à entreprendre, parmi lesquelles l’accès à « des soins palliatifs et à un accompagnement » à « toute personne malade dont l’état le requiert ».
Notre conviction profonde est qu’un changement législatif ne peut avoir pour objectif que de rendre plus manifeste le respect dû à toute personne en fin de vie. Cela passe par le refus de l’acharnement thérapeutique, le refus de l’acte de tuer ; ainsi que par le développement des soins palliatifs et le renforcement des solidarités familiales et sociales.

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France
Mgr Georges PONTIER,
Archevêque de Marseille, Président
Mgr Pierre-Marie CARRÉ,
Archevêque de Montpellier, Vice-président
Mgr Pascal DELANNOY,
Évêque de Saint-Denis, Vice-président
Cardinal André VINGT-TROIS,
Archevêque de Paris
Mgr Jean-Claude BOULANGER,
Évêque de Bayeux et Lisieux
Mgr François FONLUPT,
Évêque de Rodez et Vabres
Mgr Jean-Paul JAMES,
Évêque de Nantes
Mgr Hubert HERBRETEAU,
Évêque d’Agen
Mgr Stanislas LALANNE, Évêque de Pontoise
Mgr Benoît RIVIÈRE,
Évêque d’Autun, Chalon et Mâcon

Oui à la culture paliative

Les parlementaires viennent de voter une nouvelle loi sur la fin de vie. Ils ont heureusement écarté l’idée qu’une vie pouvait être inutile : oui, chaque personne est digne du plus grand respect jusqu’au terme de sa vie ! Ils ont maintenu que « l’obstination déraisonnable » est interdite : oui, prendre soin de la personne est plus essentiel que la seule poursuite de thérapies devenues disproportionnées !

Pendant le débat législatif, une demande massive a été enfin entendue : que soient développés l’accès et la formation aux soins palliatifs. Le gouvernement a mis en œuvre un plan triennal dans ce but. De même, une évaluation annuelle de la politique développée pour ces soins a été votée. La nouvelle loi est donc à appliquer selon les objectifs, les principes et les pratiques des soins palliatifs. Beaucoup s’en réjouissent car tout cela lutte contre le « mal mourir » qui subsiste par endroit.

La loi donne des droits aux patients afin de respecter leur autonomie. Or celle-ci s’inscrit toujours dans une relation, d’autant plus que la vulnérabilité grandit. C’est en garantissant aux patients comme aux soignants une juste implication dans la relation de soin que la loi peut répondre à l’ambition d’une meilleure qualité de soins.

La loi définit et encadre un nouveau droit « à la sédation profonde et continue provoquant une altération de la conscience jusqu’au décès ». Ces cas sont rares. Quoiqu’il en soit, la loi ne peut se substituer à l’appréciation médicale en imposant des systématisations qui nieraient la singularité de chaque cas. Sur le projet de loi, nous nous sommes exprimés dans la déclaration « Ne prenons pas le problème à l’envers ! » (20 janvier 2015)

Pour chaque situation, l’art médical cherche à procurer le meilleur apaisement possible de la souffrance, et à qualifier avec justesse l’obstination déraisonnable afin de la refuser, notamment pour les patients incapables d’exprimer leur volonté. Cet art médical discerne quand l’arrêt de la nutrition et de l’hydratation artificielles correspond au meilleur soin à donner. Il évalue quand les directives anticipées sont ou non appropriées. Nourri par un vrai dialogue entre professionnels de santé, patients et proches, cet art permet de s’ajuster aux situations les plus délicates, dans le respect de la déontologie médicale.

Cet art est celui de l’accompagnement guidé par l’intention de soulager, adapté à chaque personne et à ses souhaits, dans les limites du raisonnable. Nous remercions les soignants qui, avec les bénévoles, s’engagent en équipe, au quotidien, aux côtés de personnes en fin de vie pour que leur « confort » soit le meilleur possible.

Les recommandations de bonne pratique sont essentielles à cet art du soin palliatif. Seule la poursuite d’une réflexion concertée et continue pour leur rédaction et leur mise en œuvre le favorisera. Soutenant toujours l’intention de soulager, elles dissiperont les craintes de dérives euthanasiques qui, à juste titre, ont surgi pendant le débat.

Non, cette nouvelle loi n’est pas qu’une étape ! Prenons sérieusement le temps de l’appliquer grâce aux moyens octroyés et à la formation – qui est urgente – de tous les professionnels de santé. Alors le « mal mourir » reculera. Et le grand public, grâce à une information honnête, régulière et nécessaire, sera conforté sur la qualité de l’accompagnement et sur le soulagement de la souffrance, que ce soit ou non en fin de vie.

Face à l’opacité de la mort et à son énigme, la conscience cherche au plus profond d’elle-même, et avec l’aide d’autrui, la lumière qui l’habite pour trouver réconfort et paix. Quelle que soit cette lumière – la foi en Dieu ou la simple gratitude pour la vie –, le chemin vers la mort est difficile et rude. Nul ne s’y aventure sans le juste et fidèle soutien de l’équipe soignante, de proches et de la société. C’est à cela qu’une société se reconnaît digne de l’humanité des siens.

La culture palliative est « un élément essentiel des soins de santé », proclame le Conseil de l’Europe. Ces frères et sœurs en grande vulnérabilité nous appellent à un surcroît de fraternité. Répondre à leur appel est une belle œuvre politique : elle inscrit la culture palliative non seulement dans le monde du soin mais aussi dans nos mentalités pour que nous soyons attentifs à prendre soin les uns des autres, car nous portons tous les questions existentielles les plus vives : nous avons à la fois soif d’infini et l’expérience de la finitude. Telle est la fraternité que sont appelées à construire nos lois relatives à la fin de vie, qui seront alors des lois de progrès pour la France.

Le 28 janvier 2015
+ Mgr Pierre d’Ornellas
Archevêque de Rennes et responsable du Groupe de travail sur la fin de vie.
+ Mgr Michel Aupetit
Évêque de Nanterre
Dr Marie-Sylvie Richard, xavière
Chef de service à la Maison Médicale Jeanne Garnier (Paris)
Dr Claire Fourcade
Médecin coordinateur, pôle de soins palliatifs de la polyclinique Le Languedoc (Narbonne)
Dr Alexis Burnod
Institut Curie, Service soins palliatifs
P. Bruno Saintôt, jésuite
Directeur du département éthique biomédicale du Centre Sèvres (Paris)
P. Brice de Malherbe
Co-directeur du département d’éthique biomédicale du Collège des Bernardins (Paris)

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