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Sacrement

La Réconciliation

La Réconciliation

Également appelée la confession

« Recevez le Saint Esprit. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. » 
(Jean 20, 22-23)

Le sacrement

Jésus a passé sa vie à réconcilier les hommes et les femmes de son temps.
À sa suite, et à sa demande, l’Église continue cette mission.
Ce sacrement permet alors : 

  • de faire l’expérience libératrice de la miséricorde de Dieu
  • de retrouver la fraîcheur de la grâce de son baptême
  • de retrouver pleinement la communion de l’Église.

À qui est-il destiné ?

À chaque baptisé ayant atteint l’âge de la raison et dont les dispositions intérieures le permettent et qui le désirent.

Dans quel but ?

  • d’examiner humblement sa conscience dans la prière et la confiance, à la lumière de la Parole de Dieu
  • de rencontrer un prêtre, de faire en vérité l’aveu de ses manquements à l’amour (péché)
  • de s’engager, avec la grâce de Dieu et la certitude de son pardon, dans un chemin de conversion.

Peut-on recevoir plusieurs fois ce sacrement ?

Oui, nous pouvons nous réconcilier autant de fois que cela est nécessaire. Toutefois, il nous est conseillé de le vivre à la lumière de la Parole de Dieu. 
Cette parole de Dieu, comme une lumière, nous permet de voir au fond de nous nos manquements et nous révèle l’amour et la miséricorde de Dieu. Ceci nous porterait à ne pas faire cette démarche par routine, mais aussi à ne pas la négliger.

Combien cela coûte-t-il ?

Rien du tout. Notre désir, notre volonté suffisent.

Prière

Cette prière se récite au moment de recevoir le pardon de Dieu

    • Acte de contrition

Mon Dieu,
j’ai un très grand regret de vous avoir offensé
parce que vous êtes infiniment bon
et que le péché vous déplaît.
Je prends la ferme résolution,
avec le secours de votre Sainte grâce,
de ne plus vous offenser
et de faire pénitence.

Questions diverses

    • Y-a-t-il des conditions pour recevoir le sacrement de pénitence ? 

Comme pour tous les sacrements, hormis le baptême, « porte des sacrements », la première condition pour recourir au sacrement de réconciliation est d’être baptisé et membre de l’Église Catholique.
Reconnaître le péché ne suffit pas, il faut encore le regretter, et prendre la résolution (et les moyens) de le réparer si possible et, avec l’aide de Dieu, de ne plus pécher.
Il n’est donc pas possible de recevoir le pardon (et ce serait un mensonge de le demander) si je ne choisis pas de m’amender, de me convertir et de fuir les occasions proches de péché. Cela ne signifie pas que je ne retomberais pas, cela signifie que j’ai la volonté ferme de ne pas retomber et que je suis prêt à en prendre tous les moyens qui sont à ma disposition. Cela signifie que je choisis en vérité de m’engager dans une relation d’amour renouvelée avec Dieu en quittant ce qui, dans ma vie, s’oppose à cette relation.
C’est pourquoi certaines situations ne permettent pas, hélas, de se présenter aux sacrements.

    • Pourquoi faut-il passer par un prêtre ? 

Le Prêtre est là au nom du Christ pour nous dire à quel point Dieu nous aime, puis pour nous aider concrètement à nous relever, à trouver des moyens de ne plus nous faire mal en tombant.
Avec le prêtre, on engage un dialogue dans le sacrement de la réconciliation.

    • Que peut nous apporter le sacrement de réconciliation ? 

Le sacrement de réconciliation apporte une réponse significative à l’exigence de la communication dans notre société. Il répond à un besoin profond du cœur humain.
Ce sacrement nous procure la paix du cœur, allège notre conscience sur laquelle pèse parfois une forte culpabilité qui n’a rien de chrétienne. Il nous donne aussi une force pour nous guérir de nos faiblesses et apporte un élan à notre vie chrétienne.

    • L’Église ou un prêtre peuvent-ils refuser d’accorder le pardon, de donner l’absolution des péchés à celui qui se confesse ? 

On peut être étonné par l’idée que l’Église peut refuser de donner le pardon. Cependant Jésus a donné à l’Église la mission de remettre ou de retenir les péchés c’est à dire le pouvoir de pardonner ou non. Dans une démarche d’amour éclairée par l’Esprit Saint, elle doit juger ce qui est meilleur pour le pécheur. Elle peut différer le pardon pour le conduire à aller plus loin.
Exceptionnellement, un prêtre peut donc refuser de donner l’absolution des péchés ou différer l’absolution des péchés. Ce n’est pas à cause de la gravité du péché, car tout péché peut être pardonné. Mais ce peut être en raison d’une contrition insuffisante, si le pécheur n’accepte pas d’éviter l’occasion qui le conduit au péché, si le pécheur reste dans un état où une situation de péché ou en raison du refus de réparer un tort très grave. Dans ces cas là, le prêtre n’a pas le pouvoir de donner l’absolution sacramentelle des péchés.

    • Peut-on se confesser par téléphone ? 

La confession comme une démarche personnelle, humble ne peut se faire par téléphone.
Les évêques de France déclarent qu’elle est invalide.

    • Y-a-t-il un Secret de la confession ?

Le prêtre qui donne le sacrement de réconciliation doit garder absolument le secret sur ce qu’il a appris par le sacrement. Selon le Code de Droit Canonique, le secret de la confession est absolu. Il ne souffre d’aucune exception.

    • Le prêtre peut-il dénoncer une faute ? 

Le prêtre est tenu par la très stricte obligation de ne révéler absolument rien de ce que le pénitent a dit en vue de recevoir l’absolution, sous peine d’encourir des sanctions très sévères. C’est pourquoi si un prêtre était interrogé sur ce qu’il a entendu en confession, il serait dans la vérité en disant qu’il ne sait rien et n’a rien à dire.
Par contre, en entendant le pénitent avouer des fautes qui peuvent avoir des conséquences graves pour autrui, le prêtre peut, s’il le juge nécessaire, lui faire l’obligation de se dénoncer auprès de son autorité compétente ou auprès des autorités publiques et subordonne l’octroi de l’absolution à l’accomplissement, au moins à la ferme résolution d’accomplir cette condition.
Si un prêtre est mis au courant en dehors de la confession d’une affaire de pédophilie, notamment d’abus sexuel de mineurs, il est tenu de dénoncer cet acte aux autorités compétentes.

Vocabulaire

    • L’Aveu

Implique de reconnaître comme sien le péché accusé et, en même temps, de se distinguer de se péché. En avouant, je montre que je ne veux pas être identifié à cette action.

    • L’Absolution

Est le fait d’absoudre quelqu’un de sa faute, c’est-à-dire de lui pardonner. C’est le pardon des péchés par Dieu, que le prêtre prononce au nom de celui-ci en donnant le sacrement de pénitence et de réconciliation.

    • La Contrition

C’est le regret du péché. C’est une réponse de l’homme au don d’amour que Dieu lui donne.

    • L’Examen de conscience

C’est un regard critique porté sur sa propre conduite. Un moyen de se préparer à recevoir le sacrement de pénitence-réconciliation.

Ce que dit le catéchisme de l’Église catholique

Les effets spirituels du sacrement de pénitence sont : 

  • La réconciliation avec Dieu par laquelle le pénitent recouvre la grâce ; 
  • La réconciliation avec l’Église ;
  • La remise de la peine éternelle encourue par les péchés mortels ; 
  • La remise, au moins en partie, des peines temporelles, suites du péché ; 
  • La paix et la sérénité de la conscience, et la consolation spirituelle ; 
  • L’accroissement des forces spirituelles pour le combat chrétien.

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