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Sacrement

L’Eucharistie / Communion

L’Eucharistie / Communion

« Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là »  (Jc 5. 16)

Le sacrement

Jésus a partagé beaucoup de repas avec celles et ceux qu’il croisait. Il en est un qui a une place très particulière, son dernier repas, moins parce que c’était le dernier que parce que :

  • C’est au cours de ce repas qu’il a pris du pain, puis une coupe de vin et prononcé sur elles ces paroles étranges : « ceci est mon corps, cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang » et que depuis, sur son ordre, l’Église n’a jamais cessé de célébrer avec une scrupuleuse fidélité.
  • C’est au cours de ce repas que Jésus a réalisé la promesse incroyable qu’il avait faite (Jn 6) de nous donner son corps en nourriture, son sang en boisson, sa vie en partage. L’Église, depuis l’origine croit que le pain consacré est réellement le corps du Christ, que le vin consacré réellement le sang du Christ.
  • C’est au cours de ce repas pris dans le contexte très particulier de la proximité avec sa mort sur la Croix que Jésus a donné le sens de toute sa vie, à travers aussi le geste du lavement des pieds. Ainsi ce repas nous engage à notre tour, nous qui y prenons part, à vivre sous le mode du don de soi et du service….en d’autres termes du sacrifice.
  • C’est au cours de ce repas que Jésus a signifié très concrètement le but de sa mission, qu’il exprimera clairement à ses disciples après la Cène : rétablir l’unité entre les hommes et Dieu et les hommes entre eux. C’est ainsi qu’en communiant au corps et au sang de Jésus, nous entrons dans une communion très intime avec Dieu mais cette communion n’est réelle que si, en même temps nous entrons en communion les uns avec les autres.

A qui est-il destiné ?

Aux baptisés qui ont fait leur première communion et dont le mode de vie, le comportement n’est pas incompatible avec ce que signifie la communion eucharistique, le sacrement de l’unité voulue par Dieu entre Lui et les hommes, entre les hommes entre eux.

Dans quel but ?

La communion eucharistique permet :

  • une rencontre d’une intimité unique entre celui ou celle qui communie et le Christ qui vient faire sa demeure en lui/elle ;
  • de signifier et de fonder la communion entre les membres d’une communauté, d’un diocèse, de l’Église ? L’Eucharistie engage celles et ceux qui y participent à travailler concrètement à l’unité entre eux, dans leurs familles, dans toutes leurs communautés de vie. Communier en étant en même temps des hommes ou des femmes de division relève du contre-sens et parfois même du mensonge ;
  • de nous façonner, dimanche après dimanche, au style de vie du Christ. Communier au Christ dans le mouvement de don de soi qui marque toute sa vie imprime peu à peu en nous un style de vie à son tour marqué de l’attention aux autres, du don de soi, de la charité.

Les acteurs

La messe, ou célébration de l’Eucharistie est l’affaire de toute l’assemblée réunie mais chacun à sa place. Parmi les baptisés, certains sont « ordonnés », c’est-à-dire mis à part, et reçoivent un sacrement spécial, le sacrement de l’ordre, qui les consacre au service du peuple en signe du Christ Tête, Pasteur. L’Eucharistie ne peut être célébrée sans prêtre qui signifie que ce don est Celui du Christ qui se donne à nous et jamais celui de l’assemblée qui ne se donne pas l’Eucharistie mais la reçoit de la Bonté de son Dieu. Il y a d’autres ministères qui peuvent concourir à la célébration de l’Eucharistie, celui du diacre, un peu en retrait et qui signifie la présence du Christ comme serviteur, celui des lecteurs, des acolytes et autres ministres de l’autel (servants), celui des chantres et musiciens….Tous, chacun à sa place, contribue à l’Unique eucharistie offerte par et pour le peuple de Dieu.

Comment cela se passe-t-il ?

Avant de communier pour la première fois, un baptisé doit se préparer :

  • Les enfants font leur première communion souvent en primaire, quand leur désir a été discerné et qu’ils ont reçu un minimum de formation chrétienne, au catéchisme. Une préparation spécifique à cette première des communions leur est proposée en complément de la catéchèse dans la plupart des communautés de notre diocèse.
  • Les jeunes sont le plus souvent préparés dans le cadre de l’aumônerie des collèges et des lycées.
  • Les adultes sont préparés dans le cadre du catéchuménat des adultes, avec le baptême et la confirmation s’ils n’ont pas été baptisés, avec la confirmation s’ils ont été baptisés mais n’ont pas encore communié.

La première communion des enfants et des jeunes est généralement célébrée en groupe avec la communauté dans laquelle ils se sont préparés. Pour les adultes, la première des communions est célébrée dans notre diocèse lors de la Vigile de Pentecôte à la cathédrale de la Résurrection à Évry.

Porter la communion aux malades

Depuis les origines, l’Église veille à ce que les malades, membres souffrants du corps du Christ, ne soient pas privés de la communion eucharistique. 
C’est d’ailleurs l’origine de la réserve eucharistique conservée aujourd’hui dans les tabernacles de nos églises. Dans nos paroisses, des équipes de baptisés, souvent réunies au sein du service évangélique des malades portent la communion aux malades qui le désirent, à domicile ou à l’hôpital.

Questions

    • Faut-il se confesser avant de communier ? 

Tout parcours de préparation à la première des communions comprend la proposition du sacrement de réconciliation, afin que le pardon de Dieu demandé et reçu scelle la cohérence entre la démarche de celui qui veut communier au corps du Christ et de son style de vie, souvent marqué par le péché et les multiples blessures contre l’unité. 
Un baptisé est appelé à communier régulièrement, une fois par semaine au moins, selon le rythme antique de l’Église, hérité du judaïsme. Saint Paul nous invite à nous « examiner » avant de communier, là aussi afin de ne pas laisser s’installer trop de discordance entre notre vie et ce que nous faisons en posant un geste de communion sacramentelle. Aussi est-il recommandé aux baptisés de recourir régulièrement au sacrement de réconciliation et, évidemment d’aller implorer la miséricorde de Dieu avant de communier, si un acte particulièrement opposé à la volonté de communion de Dieu, un péché, a été posé.

    • Faut-il jeûner avant de communier ? 

Jeûner est une pratique commune à de nombreuses traditions spirituelles, dont celle de l’Église catholique. 
Le jeûne eucharistique doit se comprendre dans cette spiritualité globale du jeûne, associant maîtrise de soi, partage concret, corporel, de la condition de ceux qui n’ont rien…
Le jeûne eucharistique a été considérablement assoupli dans l’Église, qui demande de s’abstenir de nourriture et de boisson une heure avant de communier.

    • Est-ce que je peux communier ? 

Pour communier, il faut être baptisé dans la communion de l’Église catholique, avoir été préparé et effectué sa première communion. 
Communier c’est poser un acte d’incorporation au grand corps dont le Christ est la tête, et dont nous désirons, de plus en plus, être les membres, étroitement unis au Christ-tête. 
Cet acte implique un minimum de cohérence entre la vie de celui qui communie et le sens profond de la communion eucharistique. C’est la raison pour laquelle l’Église demande aux baptisés dont la vie présente une blessure sérieuse à la communion de s’abstenir de communier « eucharistiquement ». Par exemple si le mode de vie porte en lui de graves atteintes aux exigences minimales de la charité chrétienne ou si la communion du mariage a été blessée par une rupture et un remariage civil. 
C’est douloureux d’abord pour la personne, mais aussi pour le corps tout entier de l’Église. La personne qui ne peut accéder à la communion eucharistique demeure, comme baptisée, membre de cette Église, même si la communion demeure blessée, incomplète. Elle est appelée à vivre la foi de son baptême, et l’Église sait que la grâce de Dieu a le pouvoir et la liberté de tracer son chemin de sainteté, y compris dans des situations où la pleine communion sacramentelle n’est pas possible pour l’instant. 
Souvent l‘Église propose aux personnes qui ne peuvent communier sacramentellement de manifester leur désir en s’approchant pendant la procession de communion, les mains sur la poitrine, pour recevoir des mains du prêtre ou du diacre la bénédiction du Seigneur, signe de son amour pour tous les hommes.

    • Après la première communion, on fait quoi ?

La première communion est la première des communions. C’est eucharistie après eucharistie, communion après communion, que peu à peu, progressivement, nous entrons en communion avec le Christ et que notre vie peut se laisser façonner par Lui, prendre peu à peu le style de sa vie, fondamentalement vécue dans la logique du don de soi. 
La suite de la première communion, ce sont évidemment et d’abord d’autres communions, régulières, hebdomadaires selon l’expérience continue de l’Église. Pour les enfants dans notre diocèse, la première communion se fait le plus souvent avant la confirmation. C’est cette dernière qui, après la poursuite de la formation chrétienne, donnera le sceau à l’initiation chrétienne et fera du jeune chrétien un homme, une femme, équipé de tout ce qu’il lui faut pour vivre en chrétien.

Vocabulaire

    • Eucharistie  

Ce mot d’origine grecque a été choisi pour désigner à la fois la célébration (la messe) et le pain consacré au cours de la messe. Il signifie « action de grâces », il est d’ailleurs toujours utilisé en grec moderne pour dire tout simplement « merci ». Parce que durant la messe, l’Église fait sienne la grande prière d’action de grâces de Jésus, elle remercie Dieu pour ses dons, en particulier la création….et le don plus encore de Jésus son Fils venu parmi nous pour nous sauver et mort par amour pour nous

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